Notre Scène vous propose tous les jours, gratuitement, des invitations pour découvrir les nouveaux talents artistiques et les spectacles (théâtre, concert, expo, danse) sur Paris et Ile de France.

Théâtres : La Dame aux camélias

  • Du 7 janvier 2012 au 4 février 2012
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Dans une très belle mise et une jolie scénographie, les comédiens déploient un jeu truculent et corporel de toute beauté dans une « Dame aux camélias » revisitée. Le texte de Dumas rejoint ceux de Heiner Muller et Georges Bataille où Frank Castorf met en scène les thèmes intemporels du sexe, de l’amour et de l’argent.

Le rideau découvre un intérieur avec une cuisine côté cour, un cabinet de toilette côté jardin et une chambre au milieu. Au-dessus, un poulailler dans laquelle Claire Sermonne dans le rôle de Marguerite Gautier s’épanche. Les pulsions, autant sexuelles qu’organiques, au travers du lit et du cabinet de toilette, en font foi. La mesure est donnée dès le début avec un jeu remarquable des comédiens autant dans l’aspect corporel que vocal. Les corps, les voix, l’élocution, les émotions, les sentiments, tout est à fleur de peau, et ce dans la violence pulsionnelle de réactions parfois abruptes. Les comédiens sont superbes dans des répliques déclamées, des propos hurlés, des cris jetés ou dans des émotions plus sereines ou plus émotives. Le corps est central. Ici, on se bouscule, on s’empoigne, on hurle, on crie, on chante, on plaint et on pleure.

Concerts : La curva

  • Du 12 janvier 2012 au 17 janvier 2012
  • Théâtre de la Ville - Paris

Dans une chorégraphie mêlant théâtre, humour, palmas, chant et Flamenco, Israel Galvan redéfinit les contours artistiques du Flamenco en adoptant une approche audacieuse dans les attitudes et les taconéos.

Israël Galvan décline avec audace et allure sa prestation scénique dans son dernier spectacle « La curva ». Il n’est pas à son premier coup d’essai. Tout est dit dans le titre. Entouré de Bobole aux Palmas, Inès Bacan au chant et Sylvie Courvoisier au piano, il incarne une figure flamenca faite de fluidité dans les attitudes, de gestes courbes dans les mouvements.

Théâtres : Le bourgeois gentilhomme

  • Théâtre de la Porte Saint-Martin - Paris

Voici sans nul doute l’événement théâtral de 2012 ! François Morel incarne Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, comédie ballet de Molière et Lully qui rassemble 27 artistes sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris. Du 12 janvier au 27 mai, il ne faut pas rater la plus géniale des douze comédie [...]

Théâtres : Salle d’attente

  • Du 7 janvier 2012 au 4 février 2012
  • Théâtre de la Colline - Paris

Dans la mise en scène de Krystian Lupa conjuguant la violence du désespoir avec une belle poésie scénographique, les comédiens déploient un jeu de qualité fait de truculence où la marginalité est visitée crûment dans sa nudité.

Un hangar nettoyé de graffitis et d’inscriptions, une table au milieu et deux personnages plongent dans les tourments de la drogue une aiguille à la main. Plus loin, des toilettes sales avec graffitis et salissures habillent les murs et deux autres personnages plongent dans les mêmes tourments de la drogue avec le même procédé.

La scénographie et l’atmosphère sont plantées, une atmosphère faite à la fois de tension et de violence, de peur et de rage. Les paradis artificiels ne sont jamais très loin du gouffre, un gouffre mis en lumière par Krystian Lupa dans une superbe scénographie. Lupa, au carrefour de la drogue et du désespoir, présente le monde de la marginalité dans une mise en scène crue dans son approche mêlant la vidéo et le jeu scénique. Au-dessus de la scène, deux écrans projettent ce qui se déroule sur scène, ou dans un autre lieu à un autre moment, par le(s) même(s) personnage(s). Cette superposition donne un regard décalé, complémentaire voire plus insistant au déroulé scénique. Ce rapport décalé donne une consistance, une épaisseur supplémentaire à la scène.

Concerts : Exposition universelle

  • Du 4 janvier 2012 au 10 janvier 2012
  • Théâtre des abbesses - Paris

Dans une scénographie où Rachid Ouramdane déploie différents registres de danse et de tempo comme à la recherche identitaire d’un corps et d’un espace, le danseur, par le biais de sonorités musicales, bâtit toute une mosaïque artistique. Avec le silence et la mesure comme écho.

Dès le début du spectacle, un métronome donne les premières mesures. Au milieu de la scène, un long tube métallique noir d’allure courbe tourne. Côté cour, une statue noire, debout sur une petite estrade, tournoie. Puis, la tête s’incline, le torse respire, les jambes bougent. Rachid Ouramdane, teint en noir, descend sur scène. Le son, le tempo et le silence cohabitent. La statue devenant humaine, la musique par le biais de quelques notes de piano donnent écho au métronome. Rachid Ouramdane danse les premières mesures par des mouvements de bras, précis et vigoureux. Le torse, droit, immobile, donne un sentiment de force et de fluidité aux mouvements. Tout est ordonné, précis, symétrique.

Théâtres : Récital emphatique

  • Du 20 décembre 2011 au 29 décembre 2011
  • Théâtre des Bouffes du Nord - Paris

Michel Fau, dans l’incarnation d’une diva, déploie un jeu de grande qualité avec un registre vocal et théâtral de belle composition. Incarnant une diva imbue de sa personne, il joue, avec talent et maîtrise, de cette suffisance.

Un monologue, qui plus est, un récital est un exercice difficile. Michel Fau, en incarnant une diva « emphatique », fait le tour de force de planter un personnage vrai par le biais d’un prisme décalé. Vrai dans le jeu, vrai dans le talent mis par Michel Fau de vivre son personnage, vrai dans le personnage lui-même. Décalé de par le personnage de la diva, une diva imbue de sa personne et débordant de suffisance dans un rapport au talent inexistant. Le jeu en devient drôle, comique. Michel Fau arrive avec habilité et intelligence à déployer un jeu de très belle composition où sous les dehors ridiculement boursouflés d’un vrai faux talent, la diva en devient un sujet comique.

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Concerts : Sweet for five/Quartet/Xover

  • Du 15 décembre 2011 au 18 décembre 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Le dernier spectacle de Merce Cunningham Dance Company propose un très bel hommage à son créateur. Dans des danses de toute beauté où la grâce et la simplicité sont au rendez-vous, les danseurs exécutent des mouvements superbes de grâce et d’élégance qui sont les points nodaux de toute la chorégraphie.

C’est un voyage dans l’univers de Cunningham, danseur qui a marqué de son empreinte la danse contemporaine en réussissant à mettre le mouvement, à l’instar d’une étoile scintillante dans une galaxie, comme centrale et en harmonie avec les autres mouvements. Celui-ci ne dépend que de lui. Non pas que la linéarité des enchaînements est détruite mais elle n’existe pas, le mouvement se suffit à lui-même et porte dans sa quintessence sa singularité. Dans ce spectacle, trois chorégraphies se déroulent sur scène, remontant du début de la carrière de Cunningham avec Suite for Five (1957-1958), en passant par Quartet (1982) et finissant par Xover (2007). Presque un kaléidoscope artistique de l’œuvre de Cunningham.

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Théâtres : Juste pour rire

  • Bataclan - Paris

Après son hebdomadaire tous les lundis au Théâtre de Dix Heures, le Comedy Strip fait son best-of le 17 décembre au BATACLAN ! De Montréal à Toronto, Chicago, Los Angeles, Londres et Paris, l’enseigne Juste Pour Rire, spécialiste de l’humour dans le monde entier, ouvre ses portes à la relève en France. Après avoir signé [...]

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Théâtres : Coeur ténébreux

  • Du 6 décembre 2011 au 11 décembre 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Dans une très belle prestation scénique, Josse de Paws campe un officier de marine où l’émotion du personnage est celle d’un homme marqué par l’événement. La scénographie simple et dépouillée propose une belle mosaïque de couleurs qui restitue sous forme visuelle une aventure.
Seul sur scène, bouteille d’eau à la main, l’officier de marine, incarné par Josse de Paws, est face à nous. L’exercice, de faire vivre un récit où le mot devient l’incarnation de l’aventure, est difficile. Le comédien y arrive avec talent et naturel.

La prestation scénique est de qualité. Le jeu spontané, bien cambré de Josse de Pauw campe une atmosphère donnant un rapport amical voire intimiste avec le public. Le naturel est coordonné par une tonalité vocale non marquée par une élocution emportée. Les déplacements sont sobres. Le personnage semble naviguer entre plusieurs émotions assez contradictoires. Distant, proche, happé par l’événement ou philosophe par rapport à celui-ci, Josse de Pauw joue avec habilité l’équilibriste entre ces différents registres de jeu. On assiste au récit d’un officier de marine, marqué par une émotion retenue.

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Concerts : Fruit Bats

  • Petit bain - Paris

L’une des formations la plus discrète et non moins estimable du label Sub Pop qui fête ses 10 ans en son sein, avec la sortie d’un cinquième album. Ce nouvel opus de la bande à Eric Johnson, le quatrième signé sur le label de Seattle, s’intitule Tripper et devrait encore une fois bluffer les amoureux [...]

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