Le songe d’une nuit d’été

  • Du 6 décembre 2011 au 31 décembre 2011
  • Théâtre de la Porte Saint-Martin - Paris

Cette pièce dans laquelle Shakespeare célèbre l’amour, le désir et le théâtre est la plus divertissante, passionnelle et charnelle de l’auteur. Lysandre veut épouser Hermia. Hermia veut épouser Lysandre… Donc tout va bien… Et bien non… Car Egée, père d’Hermia, la destine à Démétrius, dont Héléna est amoureuse. Pour échapper à Egée, Lysandre et Hermia [...]

Cartouche

  • 15 décembre 2011
  • Théâtre Le Temple - Paris 11ème

Quand on est un garçon, par définition, on est très rarement invité aux « soirées entre filles ». Voire même jamais invité. Et pour cause. Alors, forcément, on se pose pas mal de questions. A quoi ressemblent ces soirées ? De quoi y parle-t-on ?
Qu’est-ce qu’on y mange ? Qu’est-ce qu’on y boit ? Qu’est-ce qu’on y danse ? Le mystère est le plus total. Et les fantasmes nombreux. A moins bien sûr de s’appeler Cartouche et de réussir, par miracle, à s’incruster dans la « soirée entre filles » organisée à domicile par Clarisse, sa compagne. Comment une telle prouesse est-elle possible ? Ca, c’est un secret….

Un tramway

  • Du 25 novembre 2011 au 17 décembre 2011
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Warlikowski, dans une mise en scène où les personnages sont pris de biais, donne une pleine mesure à l’œuvre de Tennessee Williams avec une scénographie froide et distante. Le jeu des comédiens est de qualité avec une Isabelle Huppert incarnant remarquablement Blanche.

C’est une violence des mots, des scènes à laquelle on assiste. Le rideau laisse apparaître une scénographie froide et métallique aux couleurs blanche, grise et noire balayée par des lumières violettes et rouges. Les sons sont distordus, les cris éclatent, les images se brouillent. La scénographie présente une série de jeux de bowling derrière une passerelle à mi-hauteur. Un lit côté jardin est disposé. Côté cour, une table avec quelques chaises cohabitent. Warlikowski décline, dans la scénographie et l’ambiance, une violence faite de sons et d’images. L’atmosphère créée dès le début plonge la scène dans un rapport de tension.

L’école des femmes

  • Du 19 novembre 2011 au 6 janvier 2012
  • Théâtre de la Comédie-Française - Paris

Dans une mise en scène où la parole est soutenue en arrière-plan par le geste, Jacques Lassalle propose deux segments de jeu distincts pour traduire scéniquement Molière. Le jeu des comédiens fait la part belle aux mots.

Le rideau se lève sur un décor dessiné sur une toile. Décor plat devant lequel toutes les scènes de dialogues sont effectuées. En arrière-plan de celui-ci, une autre scénographie, en relief, laisse place à une maison à étage bordée d’une étendue d’eau. Toutes les scènes d’actions sont effectuées dans ce décor fait de matière cartonnée. La scénographie ainsi que les costumes respectent l’époque de Molière dans laquelle l’histoire se déroule, une histoire où le rapport homme/femme est mis à rude épreuve par la phallocratie d’Arnolphe.

Le chagrin des Ogres

  • Du 6 octobre 2011 au 15 octobre 2011
  • Ateliers Berthier - Paris

Dans un très beau spectacle mêlant une scénographie découpant la scène en trois atmosphères différentes, la mise en scène, portée par un jeu superbe des comédiens, décline un visage à la fois cruel et tendre de l’enfance.

Elle est là, seule sur scène, habillée de blanc telle une petite princesse. Se balançant sur une balançoire en bois, elle raconte «… retenez que tout est réel… tout est réinventé… tout ce qui peut être imaginé est réel… ». Les premiers mots plantent le décor, la voix de cette enfant, superbement interprété par Emilie Hermans, sonnent comme des grelots. Elle incarne avec talent une enfance ballottée entre une naïveté à fleur de peau et une maturité non timorée. Superbe de présence, Emilie Hermans incarne avec élégance, force et légèreté une enfance en proie aux rêves et à une hargne nourrie de repli et de refus de l’Autre.

Roméo et Juliette

  • Du 21 septembre 2011 au 29 octobre 2011
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Dans une mise en scène où Shakespeare est bousculé, Py déroule un spectacle dans une scénographie très élisabéthaine. Le jeu des comédiens est de belle qualité mais la mise en scène manque parfois d’inspiration avec des prises de risques parfois inutiles.

L’histoire est connue et est presque un mythe. C’est un amour absolu, passionnel entre Roméo et Juliette, passionnelle car tous les obstacles sont présents pour les détourner l’un vers l’autre. Capulet contre Montaigu, deux familles qui s’opposent à Vérone, dont l’un et l’autre, Roméo et Juliette, sont membres. La passion ne démissionne devant rien. Mais leur mort réussira à réconcilier les deux familles.

Du vent dans les branches de sassafras

  • Du 9 septembre 2011 au 19 novembre 2011
  • Théâtre le Ranelagh - Paris

Dans le spectacle de Obaldia, le metteur en scène Thomas le Douarec a opté pour une approche humoristique assez marquée dans un texte qui n’en manquait pas. Malgré la qualité de jeu des comédiens, la mise en scène a opté pour certaines facilités.

Le théâtre le Ranelagh ouvre un festival Obaldia en hommage au grand dramaturge qui fête ses 92 ans cette année. « Du vent dans les branches de Sassafras » se passe aux Etats Unis, dans la famille Rockfeller autour d’un père fauché, d’une mère soumise, d’un fils et d’une fille marqués par un fort poids névrotique et dans la boule de cristal de madame Rockfeller qui voit le retour du terrible chef comanche Œil de Perdrix menaçant la famille.

Lisbeths

  • Du 18 août 2011 au 1 octobre 2011
  • Manufacture des abbesses - Paris

Dans une mise en scène minimaliste dans les déplacements et très riche en émotions, le spectacle, bien mené par les comédiens, offre une belle gamme d’émotions amoureuses dans laquelle le rapport à l’autre est tout sauf homogène.

C’est l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui se retrouvent plusieurs mois après une première entrevue. La femme, transformée, l’homme bousculé par cet amour, traversent toute une série d’émotions en se revoyant.

C’est une belle rencontre entre les deux comédiens. Le jeu de Babette Largo, dans le rôle de Lisbeth, porte les mots jusqu’à une incandescence linguistique et vocale qui les fait vivre dans un rapport à l’autre, Pietr, joué par Claude Lalu, de façon à la fois intense et légère, et tout en tension. Elle incarne avec une franche aisance un personnage dans laquelle différentes émotions se greffent. Dans un large panel de jeu, elle arrive à jouer des émotions sans qu’à aucun moment, elle ne se laisse submerger par une belle technique de jeu. Claude Lalu est plus dans le récit même si le débit est bon et l’élocution claire. Il ne laisse transpirer peu de sentiments comme s’il restait cantonné dans un dialogue amoureux et une fable de la rencontre.

Frida Kahlo

  • Du 29 juin 2011 au 1 octobre 2011
  • Théâtre Dejazet - Paris

Dans une belle mise en scène où est retracée avec poésie et un jeu corporel de belle prestance la vie de Frida Kahlo, Lupe Velez déploie un registre de jeu étendu. Le spectacle déploie une gamme d’émotions étendue qui fait cohabiter la sensibilité de l’artiste et sa souffrance physique.

Le spectacle retrace la vie de Frida Kahlo, grande artiste peintre mexicaine dont André Breton disait d’elle que « L’art de Frida Kahlo est une bombe autour d’un ruban ». Lupe Velez incarne Frida Kahlo avec grand talent. Le corps et la voix s’immiscent dans chaque réplique où la souffrance de l’artiste, ses joies et ses drames, sont restitués avec force et entrain. Ses rencontres avec, entre autres, Breton et Eluard, celles avec Diego Rivera, l’amour de sa vie, son mariage, ses déceptions, ses accidents, tout est joué avec talent de l’intérieur et transposé sur scène avec conviction et talent. Les larmes, l’émotion étreignent parfois le rire de l’artiste peintre. Lupe Velez, grâce à son jeu corporel et son timbre de voix, incarne son personnage dans un large registre de jeu. Le drame rencontre l’amour, la tragédie fait tournoyer la chance, l’amour embrasse la trahison, l’abattement fait l’amour à l’enthousiasme, la colère se tape la joie.

Beaucoup de bruit pour rien

  • Du 19 juillet 2011 au 6 août 2011
  • Théâtre Sylvia Montfort - Paris

La Compagnie des 26.000 couverts a pris ses quartiers au théâtre Sylvia Montfort pour notre plus grand plaisir. A l’épreuve de cette oeuvre de Shakespeare, cette compagnie dépoussière cette comédie joyeuse en y apportant des ingrédients subtils propres à ravir les inconditionnels du grand Will.  La troupe des 26.000 couverts s’en donne à coeur joie, [...]