• Le 5 Juillet 2010

Le médecin malgré lui

  • Du 1 juin 2010 au 11 janvier 2011
  • Comédie Saint-Michel - Paris

Une farce facétieuse
C’est une farce, une farce dans la plus pure tradition. Celle-ci avait déguerpit quelque peu des scènes de théâtre. Ici, elle a repris domicile pour revigorer le parterre du théâtre. Tous les artifices de la farce sont déclinés. Les claquements de battes sur le derrière de Sganarelle, les simagrées de Lucas, les voix déclamatives de Sganarelle, la belle nourrice se faisant tâter par Sganarelle qui lui-même se fait botter le derrière, tous les ressorts de la farce sont au rendez-vous. Les personnages sont plus truculents que vrais. Les voix fusent, les bras gesticulent. La mise en scène de Michel Jeffrault redonne une nouvelle jeunesse à ce jeu qui met en avant le corps, les mimiques, les exclamations, les étourderies au service d’un texte qui semblent être l’ancêtre du vaudeville.

Nunzio

  • Du 9 juin 2010 au 11 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Une partition pour deux.

Pour voir Nunzio, il faut grimper jusqu’à la salle Paradis du Théâtre du Lucernaire. L’ascension est abrupte, les pèlerins peu nombreux et pourtant. Ce qui vous attend là haut vous fera voyager bien plus que quelques étages.

Nous sommes en Italie, dans un petit appartement vétuste où tout est fait de bric et de broc. Une vieille cuisine mal en point, une table, deux chaises et la Vierge Marie. Ici vit Nunzio.

Doux rêveur, il porte le sourire innocent des imbéciles heureux. Mal à l’aise dans ce corps trop grand, errant comme un enfant impatient, il attend.

Et brusquement, c’est Pino qui arrive, rentrant de l’un de ses mystérieux voyages. Personnage sombre et mafieux, il est le négatif de Nunzio.

Dans ce huit clos émouvant, le duo qui se forme sous nos yeux est improbable. On ne sait rien du commencement. Comment se connaissent-ils? Pourquoi sont-ils liés?

De profundis

  • Du 30 juin 2010 au 16 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Un spectacle tout en profondeur
C’est un monologue, de toute beauté. Tout est harmonieux, bien dosé, bien lancé. Aucune fioriture. Jean-Paul Audrain, le comédien incarnant Oscar Wilde sur scène, déploie un jeu bien inspiré, de grande tenue et de grande force. Son talent accouche d’un monologue tout en relief et de belle composition. Le jeu va à l’essentiel. On y découvre un texte poétique, profond et dans lequel Oscar Wilde hurle sa souffrance contre une injustice. Ce monologue a pour trame une lettre écrite en 1897 à Lord Alfred Douglas, un étudiant d’Oxford, avec qui Oscar Wilde a noué une relation amoureuse et pour laquelle il a attaqué en diffamation le père du jeune étudiant qui l’a harcelé publiquement. Oscar Wilde perd et est condamné à deux ans de travaux forcés.

Les oranges

  • Du 7 avril 2010 au 21 août 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Face à face avec l’Algérie
Ils sont deux sur scène et revisitent l’Algérie, son histoire, son peuple. Une histoire qui démarre sous le soleil d’Alger, se poursuit sous les coups des invasions passées, des fondamentalistes religieux, de leurs victimes morts à jamais et d’artistes algériens, étendards du pays. C’est aussi une Algérie qu’on entend dans l’écho d’un peuple, dans la brève présence d’Albert (Camus), une Algérie multiple dans ses visages, son Histoire, ses chants et ses rythmes. Toute une cohorte de personnages, connus ou inconnus, revivent et défilent devant nous par la présence de Mounya Boudiaf et Azeddine Benamara.

La leçon

  • Du 30 juin 2010 au 17 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Savoir c’est Pouvoir
Dès le début du spectacle, le professeur et l’élève se font face. Comme un bras de fer que les deux protagonistes vont mener, l’un, le professeur, pour asseoir son autorité, l’autre l’élève pour affirmer son autonomie. Tout au long des premières scènes, le professeur et l’élève sont côté jardin et laissent au premier plan une table à bascule autour de laquelle le professeur interroge l’élève. Cet élément du décor semble incarner la séparation entre le professeur et l’élève. Comme si l’élève ne surpassera jamais le maître. Il est aussi cette incarnation d’un monde dans lequel on interroge, sur lequel on s’interroge, un monde de connaissance où la culture devient l’élément discriminant.

Rita, on l’aime ou on la quitte

  • Du 22 juin 2010 au 31 juillet 2010
  • Théâtre Clavel - Paris

Comment ne pas bousiller son couple en montant une armoire suédoise ?
Tel est le thème original de la pièce de Thomas Walch, Rita on l’aime ou on la quitte.
Le rideau s’ouvre sur un jour pas comme les autres. Jean et Rita ont acheté une armoire et sont bien décidés à la monter.
Ici, la séance de bricolage expose les personnages, les fragilise, révèle leur personnalité jusqu’à les rendre fous. S’agit-il de bout de bois à assembler ou de bouts de soi à encastrer ?

Kroum l’ectoplasme

  • Du 20 mai 2010 au 11 juillet 2010
  • Folie Théâtre - Paris

Une pièce taillée dans l’humour et le grinçant

Les comédiens sont là, en face de nous et attendent les spectateurs remplir la salle. Puis une fois la porte fermée, le spectacle commencent. Tout est résumé, ou presque dans cette approche. Le public est un élément du spectacle. Il n’intervient pas mais est présent et cette présence est interpellée plus d’une fois par les comédiens. Une fois que le quatrième mur a été aboli et ce, dès l’entrée des spectateurs dans la salle, l’histoire commence. Une histoire faite de conflits et de rire.

Le théâtre d’Hanokh Levin est un théâtre jouant de situations poussées jusqu’à l’absurde. Là, le metteur en scène, Rahim Nourmamode, a exploité chacune des situations tout en les amenant vers un concret qui fait sens….