• Le 16 Juillet 2010

Le médecin malgré lui

  • Du 1 juin 2010 au 11 janvier 2011
  • Comédie Saint-Michel - Paris

Une farce facétieuse
C’est une farce, une farce dans la plus pure tradition. Celle-ci avait déguerpit quelque peu des scènes de théâtre. Ici, elle a repris domicile pour revigorer le parterre du théâtre. Tous les artifices de la farce sont déclinés. Les claquements de battes sur le derrière de Sganarelle, les simagrées de Lucas, les voix déclamatives de Sganarelle, la belle nourrice se faisant tâter par Sganarelle qui lui-même se fait botter le derrière, tous les ressorts de la farce sont au rendez-vous. Les personnages sont plus truculents que vrais. Les voix fusent, les bras gesticulent. La mise en scène de Michel Jeffrault redonne une nouvelle jeunesse à ce jeu qui met en avant le corps, les mimiques, les exclamations, les étourderies au service d’un texte qui semblent être l’ancêtre du vaudeville.

Nunzio

  • Du 9 juin 2010 au 11 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Une partition pour deux.

Pour voir Nunzio, il faut grimper jusqu’à la salle Paradis du Théâtre du Lucernaire. L’ascension est abrupte, les pèlerins peu nombreux et pourtant. Ce qui vous attend là haut vous fera voyager bien plus que quelques étages.

Nous sommes en Italie, dans un petit appartement vétuste où tout est fait de bric et de broc. Une vieille cuisine mal en point, une table, deux chaises et la Vierge Marie. Ici vit Nunzio.

Doux rêveur, il porte le sourire innocent des imbéciles heureux. Mal à l’aise dans ce corps trop grand, errant comme un enfant impatient, il attend.

Et brusquement, c’est Pino qui arrive, rentrant de l’un de ses mystérieux voyages. Personnage sombre et mafieux, il est le négatif de Nunzio.

Dans ce huit clos émouvant, le duo qui se forme sous nos yeux est improbable. On ne sait rien du commencement. Comment se connaissent-ils? Pourquoi sont-ils liés?

De profundis

  • Du 30 juin 2010 au 16 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Un spectacle tout en profondeur
C’est un monologue, de toute beauté. Tout est harmonieux, bien dosé, bien lancé. Aucune fioriture. Jean-Paul Audrain, le comédien incarnant Oscar Wilde sur scène, déploie un jeu bien inspiré, de grande tenue et de grande force. Son talent accouche d’un monologue tout en relief et de belle composition. Le jeu va à l’essentiel. On y découvre un texte poétique, profond et dans lequel Oscar Wilde hurle sa souffrance contre une injustice. Ce monologue a pour trame une lettre écrite en 1897 à Lord Alfred Douglas, un étudiant d’Oxford, avec qui Oscar Wilde a noué une relation amoureuse et pour laquelle il a attaqué en diffamation le père du jeune étudiant qui l’a harcelé publiquement. Oscar Wilde perd et est condamné à deux ans de travaux forcés.

Tartuffe

  • Du 7 juillet 2010 au 11 septembre 2010
  • Le Lucernaire - Paris

L’histoire, tout le monde la connait: un étranger s’introduit dans une maison bourgeoise. Il réussi à obtenir du père la donation de tous ses biens et la main de sa fille alors qu’il tente de séduire la mère. Voilà toute l’affaire. Philippe Ferran, metteur en scène, s’attaque ici à un monument du théâtre classique. Car là est bien le défi: comment monter Tartuffe aujourd’hui?

La compagnie Carabistouilles & Cie a basé son travail sur l’obsession de la sincérité si chère à Molière. Comme le souligne Philippe Ferran: Monter Molière maintenant, c’est rendre compte de cette découverte insoutenable que l’apparence des choses parlent pour la chose elle-même.

Ainsi, tout le spectacle est articulé autour de l’idée d’imposture. Lorsque le public entre, les comédiens sont déjà là. Ils s’échauffent, se préparent à entrer en scène, à jouer la comédie. Sous les costumes d’époque, les jeans dépassent, les téléphones portables sonnent. Vont-ils jouer? Jouent-ils déjà? Quel est cet homme qui finit son repas chinois devant son MAC Book?

Cette ambiguïté donne l’élan de la première scène et nous passons en un clin d’œil de la réalité au jeu…ou peut être est-ce l’inverse?

Les oranges

  • Du 7 avril 2010 au 21 août 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Face à face avec l’Algérie
Ils sont deux sur scène et revisitent l’Algérie, son histoire, son peuple. Une histoire qui démarre sous le soleil d’Alger, se poursuit sous les coups des invasions passées, des fondamentalistes religieux, de leurs victimes morts à jamais et d’artistes algériens, étendards du pays. C’est aussi une Algérie qu’on entend dans l’écho d’un peuple, dans la brève présence d’Albert (Camus), une Algérie multiple dans ses visages, son Histoire, ses chants et ses rythmes. Toute une cohorte de personnages, connus ou inconnus, revivent et défilent devant nous par la présence de Mounya Boudiaf et Azeddine Benamara.

La cuisine d’Elvis

  • Du 14 juillet 2010 au 25 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Au cœur d’Elvis
Tout se passe dans une cuisine aux couleurs blanche et noire baignée par une lumière sobre. Le tout accompagné par une lumière rouge qui apparaît par intermittence et qui annonce, par le biais du personnage de la fille, les débuts de scène. L’atmosphère est ainsi plantée, une atmosphère dans laquelle un sentiment comique de fausse frayeur, par le biais de cette lumière rouge, semble symboliser un décalage, qui sera la trame de la pièce. Un décalage entre une mère et une fille, jouées par Anne Puisais et Laurence Porteil, autour de la maladie de leur père. Un décalage entre les amours de cette même mère et de cette même fille pour Stuart, joué par Eric Desré, trop jeune pour la mère et trop âgé pour la fille. Et un autre décalage qui est celui que vit une mère encore trop jeune pour sacrifier sa vie à un mari devenu complètement léthargique et par une fille trop seule pour s’occuper de son père.

Le roi de la tour du grand horloge

  • Du 14 juillet 2010 au 25 juillet 2010
  • Théâtre de l'étoile du Nord - Paris

Un grand tour de scène
Le spectacle commence par une invitation de la reine à l’égard du public. La proximité avec le public est célébrée par la disposition des bancs qui entourent la scène et sur lesquelles le public ainsi que les personnages prennent place. Le public fait ainsi partie intégrante du spectacle sans qu’il intervienne pour autant. Il est la foule des grands événements, une foule pour sanctifier par sa présence le pouvoir de la royauté et qui est là aussi pour assister à une mise à mort publique que toute royauté d’Europe jusqu’au dix neuvième siècle avait pour coutume d’établir pour asseoir son autorité.

Congo Rumba acoustique

  • Du 15 juillet 2010 au 17 juillet 2010
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Dans le cadre de l’exposition Fleuve Congo et en partenariat avec le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le musée du quai Branly propose de revivre l’histoire du Congo de manière festive à travers une rumba qui, depuis le début des années cinquante, accompagne le quotidien des populations congolaises.

Largement inspirée de riches traditions musicales locales, baignée des accents jazz et latino, enrichie de toutes les influences rencontrées au gré de son histoire, la musique ainsi métissée donne naissance à la musique congolaise moderne, représentée par des stars comme Papa Wemba et Koffi Olomide.

La leçon

  • Du 30 juin 2010 au 17 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Savoir c’est Pouvoir
Dès le début du spectacle, le professeur et l’élève se font face. Comme un bras de fer que les deux protagonistes vont mener, l’un, le professeur, pour asseoir son autorité, l’autre l’élève pour affirmer son autonomie. Tout au long des premières scènes, le professeur et l’élève sont côté jardin et laissent au premier plan une table à bascule autour de laquelle le professeur interroge l’élève. Cet élément du décor semble incarner la séparation entre le professeur et l’élève. Comme si l’élève ne surpassera jamais le maître. Il est aussi cette incarnation d’un monde dans lequel on interroge, sur lequel on s’interroge, un monde de connaissance où la culture devient l’élément discriminant.

Rita, on l’aime ou on la quitte

  • Du 22 juin 2010 au 31 juillet 2010
  • Théâtre Clavel - Paris

Comment ne pas bousiller son couple en montant une armoire suédoise ?
Tel est le thème original de la pièce de Thomas Walch, Rita on l’aime ou on la quitte.
Le rideau s’ouvre sur un jour pas comme les autres. Jean et Rita ont acheté une armoire et sont bien décidés à la monter.
Ici, la séance de bricolage expose les personnages, les fragilise, révèle leur personnalité jusqu’à les rendre fous. S’agit-il de bout de bois à assembler ou de bouts de soi à encastrer ?