• Le 18 Août 2010

Pour un oui ou pour un non

  • Du 27 juillet 2010 au 15 septembre 2010
  • Théâtre le Lucernaire - Paris

Dans un face à face où les mots sont à la fois faits de tension et de finesse et qui met aux prises les comédiens, Jacques Brücher et Yedwart Ingey, René Loyon propose une mise en scène simple et efficace donnant toute la mesure au talent poétique et théâtral de Nathalie Sarraute.

H1 et H2 sont nez à nez au détour d’un mot, d’un silence, d’un souvenir, d’un non-dit. Incarnés par Jacques Brücher et Yedwart Ingey, H2 reproche à H1 un « C’est bien… ça » qui aurait été dit de façon maladroite avec un silence un peu trop pesant. Explication, obsession autour d’une phrase qui amène les deux personnages à se dire ce qu’il n’aurait peut être jamais dû se dire.

Le médecin malgré lui

  • Du 1 juin 2010 au 11 janvier 2011
  • Comédie Saint-Michel - Paris

Une farce facétieuse
C’est une farce, une farce dans la plus pure tradition. Celle-ci avait déguerpit quelque peu des scènes de théâtre. Ici, elle a repris domicile pour revigorer le parterre du théâtre. Tous les artifices de la farce sont déclinés. Les claquements de battes sur le derrière de Sganarelle, les simagrées de Lucas, les voix déclamatives de Sganarelle, la belle nourrice se faisant tâter par Sganarelle qui lui-même se fait botter le derrière, tous les ressorts de la farce sont au rendez-vous. Les personnages sont plus truculents que vrais. Les voix fusent, les bras gesticulent. La mise en scène de Michel Jeffrault redonne une nouvelle jeunesse à ce jeu qui met en avant le corps, les mimiques, les exclamations, les étourderies au service d’un texte qui semblent être l’ancêtre du vaudeville.

Les freres Taloche

  • Du 5 août 2010 au 2 octobre 2010
  • Théâtre de la Gaîté Montparnasse - Paris

Du rire aux larmes
Le spectacle démarre tout en musique. Une musique qui embarque de suite les spectateurs dans le spectacle. La rythmique part, le souffle ne s’arrête pas, les répliques fusent, les corps parlent, s’agitent. La gestuelle sert la parole. Tout le panel des expressions défile, de l’horreur sanctifié, à la grimace apeurée, du rire bruyant à la gêne.

Les frères Taloche sont sur une plage, dans une église ou au restaurant. Situations banales en soi ? Sauf que la banalité chez les frères Taloche n’existe pas. Tout est gestuel, mime, humour, décalage. D’une situation simple, ils en extraient avec précision et facétie ses travers, ses oppositions. Nous sommes dans un rapport souvent conflictuel où la grimace remplace la colère, l’humour, les injures, le rire, l’aigreur. Ici tout est exagéré mais sans exagération.

Nunzio

  • Du 9 juin 2010 au 11 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Une partition pour deux.

Pour voir Nunzio, il faut grimper jusqu’à la salle Paradis du Théâtre du Lucernaire. L’ascension est abrupte, les pèlerins peu nombreux et pourtant. Ce qui vous attend là haut vous fera voyager bien plus que quelques étages.

Nous sommes en Italie, dans un petit appartement vétuste où tout est fait de bric et de broc. Une vieille cuisine mal en point, une table, deux chaises et la Vierge Marie. Ici vit Nunzio.

Doux rêveur, il porte le sourire innocent des imbéciles heureux. Mal à l’aise dans ce corps trop grand, errant comme un enfant impatient, il attend.

Et brusquement, c’est Pino qui arrive, rentrant de l’un de ses mystérieux voyages. Personnage sombre et mafieux, il est le négatif de Nunzio.

Dans ce huit clos émouvant, le duo qui se forme sous nos yeux est improbable. On ne sait rien du commencement. Comment se connaissent-ils? Pourquoi sont-ils liés?

De profundis

  • Du 30 juin 2010 au 16 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Un spectacle tout en profondeur
C’est un monologue, de toute beauté. Tout est harmonieux, bien dosé, bien lancé. Aucune fioriture. Jean-Paul Audrain, le comédien incarnant Oscar Wilde sur scène, déploie un jeu bien inspiré, de grande tenue et de grande force. Son talent accouche d’un monologue tout en relief et de belle composition. Le jeu va à l’essentiel. On y découvre un texte poétique, profond et dans lequel Oscar Wilde hurle sa souffrance contre une injustice. Ce monologue a pour trame une lettre écrite en 1897 à Lord Alfred Douglas, un étudiant d’Oxford, avec qui Oscar Wilde a noué une relation amoureuse et pour laquelle il a attaqué en diffamation le père du jeune étudiant qui l’a harcelé publiquement. Oscar Wilde perd et est condamné à deux ans de travaux forcés.

Tartuffe

  • Du 7 juillet 2010 au 11 septembre 2010
  • Le Lucernaire - Paris

L’histoire, tout le monde la connait: un étranger s’introduit dans une maison bourgeoise. Il réussi à obtenir du père la donation de tous ses biens et la main de sa fille alors qu’il tente de séduire la mère. Voilà toute l’affaire. Philippe Ferran, metteur en scène, s’attaque ici à un monument du théâtre classique. Car là est bien le défi: comment monter Tartuffe aujourd’hui?

La compagnie Carabistouilles & Cie a basé son travail sur l’obsession de la sincérité si chère à Molière. Comme le souligne Philippe Ferran: Monter Molière maintenant, c’est rendre compte de cette découverte insoutenable que l’apparence des choses parlent pour la chose elle-même.

Ainsi, tout le spectacle est articulé autour de l’idée d’imposture. Lorsque le public entre, les comédiens sont déjà là. Ils s’échauffent, se préparent à entrer en scène, à jouer la comédie. Sous les costumes d’époque, les jeans dépassent, les téléphones portables sonnent. Vont-ils jouer? Jouent-ils déjà? Quel est cet homme qui finit son repas chinois devant son MAC Book?

Cette ambiguïté donne l’élan de la première scène et nous passons en un clin d’œil de la réalité au jeu…ou peut être est-ce l’inverse?

La Locandiera

  • Du 24 juillet 2010 au 28 août 2010
  • Théâtre de Verdure du jardin Shakespeare - Paris

Une Locandiera tout en nature
Nous sommes dans le théâtre de verdure du jardin Shakespeare. Superbe emplacement dans lequel le spectacle se déroule autour de buissons et d’arbres. C’est un théâtre en plein air avec une acoustique moins travaillée qu’un théâtre classique. Et pourtant, les voix sortent, clament, se font entendre. Les comédiens sont physiquement très présents et prennent tout l’espace de jeu ne se cantonnant pas uniquement à la scène. Les entrées et sorties se déroulent aussi en arrière fond, au détour d’un buisson, d’un chemin ou d’un monticule. Le metteur en scène, Michel Dury, a judicieusement utilisé l’espace, pour mettre en exergue dans « La Locandiera » le thème des rencontres, amoureuses ou intéressées. Ces rencontres tournent autour de Mirandoline, la Locandiera, courtisée par Fabrizio, jeune amoureux fougueux, par le Marquis de Forlipopoli à l’aide de ses joyaux et par le Comte d’Albafiorita, trop jaloux de son portefeuille pour en faire profiter. Mais elle est tombée sous le charme du chevalier de Ripafratta, misogyne et finissant par se prendre d’amour pour elle.

Les oranges

  • Du 7 avril 2010 au 21 août 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Face à face avec l’Algérie
Ils sont deux sur scène et revisitent l’Algérie, son histoire, son peuple. Une histoire qui démarre sous le soleil d’Alger, se poursuit sous les coups des invasions passées, des fondamentalistes religieux, de leurs victimes morts à jamais et d’artistes algériens, étendards du pays. C’est aussi une Algérie qu’on entend dans l’écho d’un peuple, dans la brève présence d’Albert (Camus), une Algérie multiple dans ses visages, son Histoire, ses chants et ses rythmes. Toute une cohorte de personnages, connus ou inconnus, revivent et défilent devant nous par la présence de Mounya Boudiaf et Azeddine Benamara.

La cuisine d’Elvis

  • Du 14 juillet 2010 au 25 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Au cœur d’Elvis
Tout se passe dans une cuisine aux couleurs blanche et noire baignée par une lumière sobre. Le tout accompagné par une lumière rouge qui apparaît par intermittence et qui annonce, par le biais du personnage de la fille, les débuts de scène. L’atmosphère est ainsi plantée, une atmosphère dans laquelle un sentiment comique de fausse frayeur, par le biais de cette lumière rouge, semble symboliser un décalage, qui sera la trame de la pièce. Un décalage entre une mère et une fille, jouées par Anne Puisais et Laurence Porteil, autour de la maladie de leur père. Un décalage entre les amours de cette même mère et de cette même fille pour Stuart, joué par Eric Desré, trop jeune pour la mère et trop âgé pour la fille. Et un autre décalage qui est celui que vit une mère encore trop jeune pour sacrifier sa vie à un mari devenu complètement léthargique et par une fille trop seule pour s’occuper de son père.

La plage – Glazart

  • Du 19 juillet 2010 au 27 septembre 2010
  • Glazart - Paris

Dans un cadre unique et au coeur de la ville plus de 60 dates de concerts, DJ sets, découvertes et autres activités/détente en musique pendant près de 4 mois!
Proposé par Glazart et Auguri productions, ce nouveau rendez-vous à ciel ouvert bénéficie d’une programmation éclectique de qualité. Têtes d’affiches, premières parties, découvertes et DJs se produiront du mercredi au dimanche sur une scène avec vue sur le sable :concert de 19h à 22h30 et DJ set en entrée libre jusqu’à 1h assuré par de nombreux DJs et crew atypiques… et pourquoi pas vous et votre iPod?!… et jusqu’à 1500 fans sur 5 tonnes de sable. Détente, crème sonore, transats, décibels, rafraîchissements et paniers pic-nique, pétanque et bonne ambiance seront à l’honneur !