• Le 30 Août 2010

Pour un oui ou pour un non

  • Du 27 juillet 2010 au 15 septembre 2010
  • Théâtre le Lucernaire - Paris

Dans un face à face où les mots sont à la fois faits de tension et de finesse et qui met aux prises les comédiens, Jacques Brücher et Yedwart Ingey, René Loyon propose une mise en scène simple et efficace donnant toute la mesure au talent poétique et théâtral de Nathalie Sarraute.

H1 et H2 sont nez à nez au détour d’un mot, d’un silence, d’un souvenir, d’un non-dit. Incarnés par Jacques Brücher et Yedwart Ingey, H2 reproche à H1 un « C’est bien… ça » qui aurait été dit de façon maladroite avec un silence un peu trop pesant. Explication, obsession autour d’une phrase qui amène les deux personnages à se dire ce qu’il n’aurait peut être jamais dû se dire.

Le médecin malgré lui

  • Du 1 juin 2010 au 11 janvier 2011
  • Comédie Saint-Michel - Paris

Une farce facétieuse
C’est une farce, une farce dans la plus pure tradition. Celle-ci avait déguerpit quelque peu des scènes de théâtre. Ici, elle a repris domicile pour revigorer le parterre du théâtre. Tous les artifices de la farce sont déclinés. Les claquements de battes sur le derrière de Sganarelle, les simagrées de Lucas, les voix déclamatives de Sganarelle, la belle nourrice se faisant tâter par Sganarelle qui lui-même se fait botter le derrière, tous les ressorts de la farce sont au rendez-vous. Les personnages sont plus truculents que vrais. Les voix fusent, les bras gesticulent. La mise en scène de Michel Jeffrault redonne une nouvelle jeunesse à ce jeu qui met en avant le corps, les mimiques, les exclamations, les étourderies au service d’un texte qui semblent être l’ancêtre du vaudeville.

Les freres Taloche

  • Du 5 août 2010 au 2 octobre 2010
  • Théâtre de la Gaîté Montparnasse - Paris

Du rire aux larmes
Le spectacle démarre tout en musique. Une musique qui embarque de suite les spectateurs dans le spectacle. La rythmique part, le souffle ne s’arrête pas, les répliques fusent, les corps parlent, s’agitent. La gestuelle sert la parole. Tout le panel des expressions défile, de l’horreur sanctifié, à la grimace apeurée, du rire bruyant à la gêne.

Les frères Taloche sont sur une plage, dans une église ou au restaurant. Situations banales en soi ? Sauf que la banalité chez les frères Taloche n’existe pas. Tout est gestuel, mime, humour, décalage. D’une situation simple, ils en extraient avec précision et facétie ses travers, ses oppositions. Nous sommes dans un rapport souvent conflictuel où la grimace remplace la colère, l’humour, les injures, le rire, l’aigreur. Ici tout est exagéré mais sans exagération.

5 clés

  • Du 25 août 2010 au 9 octobre 2010
  • Théâtre Le Lucernaire - Paris

5 clés est un spectacle constitué de 4 histoires courtes écrites par Jean-Paul Wenzel. Au départ, c’est une commande de la Comédie de Saint Etienne et de son Ecole d’art dramatique pour un projet de rencontres théâtrales en milieu scolaire. Les consignes étaient contraignantes: pas plus de 15 minutes par scène, 2 partenaires et une légèreté scénique et technique.

Depuis, le texte a voyagé. Il est édité aux Editions Lansman. Aujourd’hui, Jean-Paul Wenzel présente une nouvelle mise en scène de 5 clés au Théâtre du Lucernaire.

Chacun de ces textes raconte des moments clés de la vie d’individus, des moments où tout peut basculer: les premières fois et les balbutiements de l’amour, les impasses et les folies du couple, les douleurs de la paternité et les fiasco de la vie, jusqu’à cette rencontre ultime du désir et de la mort. Il y a Une odeur de Chapelle, L’intruse, Horizon incertain et La trêve.

Fallait pas me mentir

  • Du 23 août 2010 au 13 décembre 2010
  • Les Déchargeurs - Paris

Vertiges de l’amour

Cette création qui se joue actuellement au théâtre des Déchargeurs met en scène une comédienne pleine de talent qui parvient à nous tenir en haleine pendant près d’une heure. Ce « seule en scène » particulièrement réussi est mis en scène par Elie Chouraqui. L’incursion de ce « touche à tout » dans le théâtre est un succès.

L’interprète, Emmanuelle Scali campe le personnage d’une jeune coiffeuse, Elena, livrée aux affres de la trahison. Perdue et trahie par son compagnon, elle nous livre sur scène un témoignage cocasse et pathétique où les spectateurs passent du rire à une totale empathie avec son personnage.

La force de cette œuvre originale tient à sa simplicité qui fait mouche. Cette simplicité se retrouve également dans un décor rudimentaire composé d’une chaise et d’une table. L’histoire, qui s’illustre par sa banalité, touche le public par la proximité de son propos.

Regards Croisés

  • Du 30 août 2010 au 3 septembre 2010
  • -

Les grilles de la maison du Canal exposent Jacques Touitou, Eléonore Rihouet et Hélène Decaris.

Du 30 août au 3 septembre 2010

Vous êtes invités au vernissage de l’exposition le vendredi 3 septembre à 18h

A la maison du Canal
Régie de quartier du 10ème arrondissement de Paris
13-17 rue Louis Blanc 75010 Paris
01 42 01 46 83
http://www.regiedequartierparis10.fr/

Pour la deuxième édition de Regards Croisés, les grilles de la maison du Canal présentent quatre artistes parisiens qui nous emmènent en voyage, au centre de la couleur, entre rêve et réalité.

Né en Algérie en 1955, étude primaire et secondaire en banlieue Parisienne, après un bac philo, Jacques Touitou part étudié trois ans aux beaux arts de Jérusalem.
Il y étudie le graphisme, le dessin et la peinture.
Il enseignera durant deux ans le dessin et la peinture, puis se consacrera davantage au dessin graphique, avant de revenir plis tard à la peinture.

Nunzio

  • Du 9 juin 2010 au 11 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Une partition pour deux.

Pour voir Nunzio, il faut grimper jusqu’à la salle Paradis du Théâtre du Lucernaire. L’ascension est abrupte, les pèlerins peu nombreux et pourtant. Ce qui vous attend là haut vous fera voyager bien plus que quelques étages.

Nous sommes en Italie, dans un petit appartement vétuste où tout est fait de bric et de broc. Une vieille cuisine mal en point, une table, deux chaises et la Vierge Marie. Ici vit Nunzio.

Doux rêveur, il porte le sourire innocent des imbéciles heureux. Mal à l’aise dans ce corps trop grand, errant comme un enfant impatient, il attend.

Et brusquement, c’est Pino qui arrive, rentrant de l’un de ses mystérieux voyages. Personnage sombre et mafieux, il est le négatif de Nunzio.

Dans ce huit clos émouvant, le duo qui se forme sous nos yeux est improbable. On ne sait rien du commencement. Comment se connaissent-ils? Pourquoi sont-ils liés?

De profundis

  • Du 30 juin 2010 au 16 octobre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Un spectacle tout en profondeur
C’est un monologue, de toute beauté. Tout est harmonieux, bien dosé, bien lancé. Aucune fioriture. Jean-Paul Audrain, le comédien incarnant Oscar Wilde sur scène, déploie un jeu bien inspiré, de grande tenue et de grande force. Son talent accouche d’un monologue tout en relief et de belle composition. Le jeu va à l’essentiel. On y découvre un texte poétique, profond et dans lequel Oscar Wilde hurle sa souffrance contre une injustice. Ce monologue a pour trame une lettre écrite en 1897 à Lord Alfred Douglas, un étudiant d’Oxford, avec qui Oscar Wilde a noué une relation amoureuse et pour laquelle il a attaqué en diffamation le père du jeune étudiant qui l’a harcelé publiquement. Oscar Wilde perd et est condamné à deux ans de travaux forcés.

Tartuffe

  • Du 7 juillet 2010 au 11 septembre 2010
  • Le Lucernaire - Paris

L’histoire, tout le monde la connait: un étranger s’introduit dans une maison bourgeoise. Il réussi à obtenir du père la donation de tous ses biens et la main de sa fille alors qu’il tente de séduire la mère. Voilà toute l’affaire. Philippe Ferran, metteur en scène, s’attaque ici à un monument du théâtre classique. Car là est bien le défi: comment monter Tartuffe aujourd’hui?

La compagnie Carabistouilles & Cie a basé son travail sur l’obsession de la sincérité si chère à Molière. Comme le souligne Philippe Ferran: Monter Molière maintenant, c’est rendre compte de cette découverte insoutenable que l’apparence des choses parlent pour la chose elle-même.

Ainsi, tout le spectacle est articulé autour de l’idée d’imposture. Lorsque le public entre, les comédiens sont déjà là. Ils s’échauffent, se préparent à entrer en scène, à jouer la comédie. Sous les costumes d’époque, les jeans dépassent, les téléphones portables sonnent. Vont-ils jouer? Jouent-ils déjà? Quel est cet homme qui finit son repas chinois devant son MAC Book?

Cette ambiguïté donne l’élan de la première scène et nous passons en un clin d’œil de la réalité au jeu…ou peut être est-ce l’inverse?

La cuisine d’Elvis

  • Du 14 juillet 2010 au 25 septembre 2010
  • Théâtre du Lucernaire - Paris

Au cœur d’Elvis
Tout se passe dans une cuisine aux couleurs blanche et noire baignée par une lumière sobre. Le tout accompagné par une lumière rouge qui apparaît par intermittence et qui annonce, par le biais du personnage de la fille, les débuts de scène. L’atmosphère est ainsi plantée, une atmosphère dans laquelle un sentiment comique de fausse frayeur, par le biais de cette lumière rouge, semble symboliser un décalage, qui sera la trame de la pièce. Un décalage entre une mère et une fille, jouées par Anne Puisais et Laurence Porteil, autour de la maladie de leur père. Un décalage entre les amours de cette même mère et de cette même fille pour Stuart, joué par Eric Desré, trop jeune pour la mère et trop âgé pour la fille. Et un autre décalage qui est celui que vit une mère encore trop jeune pour sacrifier sa vie à un mari devenu complètement léthargique et par une fille trop seule pour s’occuper de son père.