• Le 27 Décembre 2010

Un fil à la patte

  • Du 4 décembre 2010 au 18 juin 2011
  • Comédie Française - Paris

De fil en aiguille. Feydeau, auteur prolixe de vaudeville frappe les trois coups à la Comédie Française en nous proposant « Un fil à la patte », l’un de ses vaudevilles les plus célèbres. Dans des décors et dans des costumes d’époque, Jérôme Deschamps fait évoluer cette farce avec une densité surprenante avec pas moins d’une dizaine [...]

Le Horla

  • Du 5 octobre 2010 au 15 février 2011
  • Théâtre Darius Milhaud - Paris

Un Horla de toute beauté
L’exercice est difficile. Jouer un texte d’une force telle que Le Horla est presque une gageure. L’ampleur et la profondeur du texte alliées à la finesse du style de Maupassant ne sont pas une assurance tout risques pour un comédien. Sauf à maîtriser l’art théâtral sous toutes ses facettes. Là, sur scène, Max Darcis excelle. Face à nous, l’émotion donne la répartie à la maîtrise du verbe, le corps à la voix, le talent du comédien à la présence de Maupassant. Théâtre n’est pas littérature et Max Darcis dépoussière la nouvelle de Maupassant de la couche d’ennui que nos cours de français l’avaient parfois enduit pour lui faire retrouver toute sa brillance, tout son suc, tout son mystère. Le texte est sciemment bousculé. Par sa beauté, sa fluidité, il aurait pu se suffire à lui-même. Là, le comédien n’a procédé à aucune facilité. Le spectateur est conduit jusqu’aux cimes du texte, dans ses avers, dans les coulisses de sa création. Chaque mot et chaque phrase semblent secoués de leurs idiomes pour leur dérober des secrets qui s’y cachent, pour leur faire avouer un sentiment, un mystère, une histoire.

Moi, Caravage

  • Du 8 décembre 2010 au 29 janvier 2011
  • Théâtre le Lucernaire - Paris

Le Caravage au plus près
Est devant nous sur scène le peintre italien, Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage ou plutôt le comédien Césaré Capitani tant la ressemblance entre les deux hommes est frappante. La barbe de 4 jours bien taillée, les cheveux bouclés, souples et comme pris au vent, Césaré Capitani a bien le physique de l’emploi. C’est avec lui, dans un quasi monologue, que sur scène est retracée l’histoire de Le Caravage, né un 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Habile de ses poings avant d’être habile de ses mains, Le Caravage a mené une vie faite de scandales, de violence, de dissolution menant en parallèle une vie artistique qui inspira durant des siècles des peintres aussi différents que Poussin, La Tour, Vélasquez, Rubens ou Rembrandt.

Rain

  • Du 16 décembre 2010 au 16 janvier 2011
  • Rond Point - Paris

Fa-bu-leux.  Il n’est pas toujours aisé d’être dithyrambique lorsqu’il s’agit d’un spectacle de cirque. Mais le cirque Eloize ne ressemble en rien au cirque traditionnel tel qu’on le connaît. Ce cirque venu du Canada nous propose à travers leur spectacle « Rain » un cirque tout à fait inattendu. Du début à la fin, le public demeure [...]

Les trois soeurs

  • Du 16 décembre 2010 au 28 mars 2011
  • Comédie Française - Paris

Fort comme la vie. C’est à l’apogée de son art que Tchekhov créa « Les trois sœurs », un hymne à la vie pensé à travers la vie d’une fratrie composée de trois sœurs et d’un frère dont l’objectif est de quitter leur ville natale pour vivre à Moscou. Alain Françon, après avoir mis en scène « la Cerisaie » [...]

Eclats de vie

  • Du 14 décembre 2010 au 31 décembre 2010
  • Théâtre Hébertot - Paris

Weber dans tous ses éclats.   Jacques Weber feuillette, chaque soir pour notre plus grand bonheur au théâtre Hébertot, l’album qui jalonne les étapes de la vie en nous les restituant avec éclat. Sous la lumière des projecteurs, seul en scène, il convie son auditoire à flâner sur les moments cruciaux qui bordent notre existence, [...]

Tue-tête

  • Du 7 décembre 2010 au 31 décembre 2010
  • Théatre des Bouffes du Nord - Paris

Un tue-tête en tête à tête
C’est un beau spectacle que Judith Chemla et Julien Bris donnent sur scène. Beau autant dans son esthétique que dans son jeu et dans sa force. La partition est rondement menée. Théâtre, chant lyrique et musique accompagnent nos deux comédiens durant leur pérégrination réelle et imaginaire. Car c’est un voyage dans un au-dedans, dans cet inconscient où les forces, les pulsions font corps. Corps avec un jeu où Judith Chemla laisse libre cours à ses instincts artistiques dans le lyrisme vocal de la comédienne qui fait pacte avec une présence corporelle très marquée. Car nous sommes dans un entredeux artistique, à cheval entre réalité et fantasme, rêve et factualité. Avec la voix de Judith Chemla puissamment lyrique comme pour faire tinter un carillon instinctuel haut perché. La voix est jolie, enveloppée, bien placée, très relevée et enjouée dans lequel force et sentiment semblent apprivoiser le filet de voix de la chanteuse. L’énergie est aussi au rendez-vous. Dès le début du spectacle, le jeu démarre sur une dynamique forte. On entre de plain pied dans un univers richement chamarré où le oui et le non font chorus, où l’instinct pulsionnel résonne dans le tocsin de la vie. Tout est dosé avec justesse dans un équilibre où la force et la grâce font couche commune. Le jeu des comédiens est de toute beauté, dans un bel entrain, comme porté par une dynamique qui se nourrit du talent des comédiens.

Le Horla

  • Du 5 octobre 2010 au 15 février 2011
  • Théâtre Darius Milhaud - Paris

Un Horla de toute beauté
L’exercice est difficile. Jouer un texte d’une force telle que Le Horla est presque une gageure. L’ampleur et la profondeur du texte alliées à la finesse du style de Maupassant ne sont pas une assurance tout risques pour un comédien. Sauf à maîtriser l’art théâtral sous toutes ses facettes. Là, sur scène, Max Darcis excelle. Face à nous, l’émotion donne la répartie à la maîtrise du verbe, le corps à la voix, le talent du comédien à la présence de Maupassant. Théâtre n’est pas littérature et Max Darcis dépoussière la nouvelle de Maupassant de la couche d’ennui que nos cours de français l’avaient parfois enduit pour lui faire retrouver toute sa brillance, tout son suc, tout son mystère. Le texte est sciemment bousculé. Par sa beauté, sa fluidité, il aurait pu se suffire à lui-même. Là, le comédien n’a procédé à aucune facilité. Le spectateur est conduit jusqu’aux cimes du texte, dans ses avers, dans les coulisses de sa création. Chaque mot et chaque phrase semblent secoués de leurs idiomes pour leur dérober des secrets qui s’y cachent, pour leur faire avouer un sentiment, un mystère, une histoire.

Francesco

  • Du 17 novembre 2010 au 31 décembre 2010
  • Lucernaire - Paris

Francesco le bienheureux La salle du Paradis (la bien nommée) au Lucernaire nous invite ces jours-ci au voyage dans le passé à la rencontre de Francesco ou plutôt celui qu’on appellera  St François d’Assise. Stéphane Aucante nous livre avec originalité la vie de cet illustre personnage à travers tout le talent de son comédien fétiche, [...]

Les liaisons dangereuses

  • Du 11 novembre 2010 au 30 janvier 2011
  • Th'éâtre de l'Essaïon - Paris

La fin d’un monde.   Alors que des têtes tombent dans le panier de la révolution, un monde s’efface. « Les liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos témoignent de ce virage historique. Une société de libertinage s’étiole et s’éteint peu à peu. Le décalage quelque peu violent présenté dans cette œuvre amorce une nouvelle société [...]