L’Ambassade d’Australie à Paris a le plaisir d’accueillir cette exposition exceptionnelle: « Entre ciel, terre et mer ou le mythe revisité » par l’un des principaux artistes contemporains d’Australie, Dennis Nona.
De fil en aiguille. Feydeau, auteur prolixe de vaudeville frappe les trois coups à la Comédie Française en nous proposant « Un fil à la patte », l’un de ses vaudevilles les plus célèbres. Dans des décors et dans des costumes d’époque, Jérôme Deschamps fait évoluer cette farce avec une densité surprenante avec pas moins d’une dizaine [...]
Hollywood confidentiel Le Lucernaire nous présente actuellement une comédie policière qui met aux prises deux monstres sacrés du cinéma. Cette rencontre bien réelle nous est gratifiée ici d’un face à face inédit entre François Truffaut et Alfred Hitchcock. Le premier, jeune réalisateur de la nouvelle vague part à Hollywood dans l’espoir d’écrire un livre sur [...]
La Compagnie Cheek by Jowl créée par Declan Donnellan et Nick Ormerod est de retour à Paris. Partenaire privilégié du théâtre des Gémeaux cette saison, la troupe y a présenté deux spectacles : Boris Godounov, que nous avions vu en octobre dernier et La Tempête, qui se joue depuis le 16 janvier.
Cette troupe internationale créée en 1981 a joué dans plus de 40 pays depuis sa création, en français, en russe et en anglais. En coproduction avec le Festival Tchekhov de théâtre de Moscou, c’est avec les comédiens russes que Declan Donnellan a choisi de monter cette oeuvre phare du répertoire Shakespearien. Oeuvre testamentaire diront certains, puisque qu’elle est considérée comme la dernière pièce écrite par le dramaturge anglais.
Une innovation contre le progrès technique
L’Illuminé est la 44ème performance de cinéma-théâtre de l’artiste Belge Marc Hollogne qui inventa ce genre nouveau il y a une trentaine d’années. Crée au Théâtre du Chêne Noir lors du dernier Festival OFF d’Avignon, le spectacle se joue actuellement au Théâtre Dejazet à Paris.
Le concept du cinéma – théâtre est né dans l’esprit de Marc Hollogne lorsque, encore enfant, il s’ennuyait devant les films de son grand-père, qu’il connaissait par coeur. Adolescent, il a une obsession: « attirer vers le vivant une image enfermée, la rendre réelle, abordable, intemporelle. Amener dans le salon de mes parents un copain de classe filmé quelques jours plus tôt, mais qui se lamenterait que la tasse de thé que je viens de lui passer dans l’écran soit déjà froide. » Ce rêve de gosse devint réalité puisqu’il inventa plus tard ce dont il avait toujours rêvé: un cinéma interactif ou les comédiens sortent de l’écran pour exister à côté du spectateur.
Je suis une légende. Le Théâtre Daniel Sorano, connu pour ses créations alléchantes nous propose actuellement un spectacle magnifique tiré de l’œuvre de Blaise Cendrars « l’or ». Cette pièce revisite le « rêve américain », cette page d’histoire où le mythe se confond avec l’aventure de l’Amérique du XIX e siècle. Un siècle qui a fait la [...]
Un spectacle délicieusement British
Ce n’est pas la première fois que le metteur en scène britannique Dan Jemmett s’attaque à l’oeuvre de Shakespeare en empruntant des chemins insolites. En 2002, son spectacle « Shake » librement inspiré de La nuit des Rois emportait un vif succès. Il revient cette année avec La comédie des erreurs, une oeuvre de jeunesse rarement montée dans l’hexagone mais très populaire en Angleterre.
Un Horla de toute beauté
L’exercice est difficile. Jouer un texte d’une force telle que Le Horla est presque une gageure. L’ampleur et la profondeur du texte alliées à la finesse du style de Maupassant ne sont pas une assurance tout risques pour un comédien. Sauf à maîtriser l’art théâtral sous toutes ses facettes. Là, sur scène, Max Darcis excelle. Face à nous, l’émotion donne la répartie à la maîtrise du verbe, le corps à la voix, le talent du comédien à la présence de Maupassant. Théâtre n’est pas littérature et Max Darcis dépoussière la nouvelle de Maupassant de la couche d’ennui que nos cours de français l’avaient parfois enduit pour lui faire retrouver toute sa brillance, tout son suc, tout son mystère. Le texte est sciemment bousculé. Par sa beauté, sa fluidité, il aurait pu se suffire à lui-même. Là, le comédien n’a procédé à aucune facilité. Le spectateur est conduit jusqu’aux cimes du texte, dans ses avers, dans les coulisses de sa création. Chaque mot et chaque phrase semblent secoués de leurs idiomes pour leur dérober des secrets qui s’y cachent, pour leur faire avouer un sentiment, un mystère, une histoire.
La chorégraphe belge Keersmaker propose un spectacle alliant les sonorités de l’Ars Subtilior avec une chorégraphie dans laquelle le corps devient un médium poétique décomposé dans ses moindres mouvements.
Le spectacle débute avec un solo de flute traversière où l’instrument pousse un son étourdissant comme pris par son propre vertige. Le tempo est donné. Les instruments autant musicaux que corporels seront montrés jusqu’à leur dernier souffle. Keersmaker revisite les arcanes de la danse en utilisant le corps dans des retranchements où la souplesse devient l’aiguillon de chaque mouvement. La scène est vide. Juste un banc côté cour pour l’emplacement des musiciens et une délimitation avant-scène marquée par une bande de terre tracée sur le sol.
Porté disparu. Hamlet est actuellement à l’honneur au théâtre Mouffetard et cette tragédie de Shakespeare est mise en scène par Igor Mendjisky. Ce dernier a pris un risque important en présentant un Hamlet 2011 dont la durée se réduit à une heure cinquante. Jugez plutôt : sur scène huit comédiens habillés de façon moderne nous [...]