• Le 1 Avril 2011

Dis leur que la vérité est belle

  • Du 1 avril 2011 au 30 juillet 2011
  • Lucernaire - Paris

Le thème de la guerre d’Algérie est présent  au Lucernaire à travers le texte coloré et émouvant de Jacques Hadjaje. Ce spectacle emmené par sept comédiens remarquables nous transporte au cœur des événements d’Algérie. Cette page douloureuse de notre histoire est feuilletée avec mélancolie, douceur et tendresse. Cette création de Jacques Hadjaje s’apparente davantage à [...]

Le Truc

  • Du 3 mars 2011 au 22 avril 2011
  • Théâtre du Marais - Paris

Le Yin et le Yang. Elle s’appelle Victoire et vit recluse chez elle. Cette jeune femme s’invente une vie à laquelle elle ne croit pas. Elle prend à témoin le public en lui montrant l’étendue de ses errances. Agoraphobe et pleine de toques, elle nous émeut par sa détresse et sa candeur qui force le [...]

Il est plus facile d’avoir du ventre que du coeur

  • Du 30 mars 2011 au 21 mai 2011
  • Lucernaire - Paris

L’impossible M. Gazouille On l’a toujours appelé ainsi depuis sa plus tendre enfance. Mais le fait est là son ventre constitue le centre de sa personnalité. Cette fixation, qu’il a érigée au fil du temps en son panthéon personnel, lui sert de rempart et de protection à la vie. Ce spectacle très original est joué [...]

Prometheus-Landscape II

  • Du 1 avril 2011 au 8 avril 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Jan Fabre, dans une superbe chorégraphie mêlant vision apocalyptique, pulsions de vie, de mort et tentations lubriques revisite les bas-fonds de notre condition humaine par un esthétisme griffé de haute poésie.

Jan Fabre, plasticien, chorégraphe flamand, fait partie de ses artistes que l’on pourrait dire inclassables. Mêlant théâtre et danse, il incarne une génération de créateurs dont le corps ne saurait se suffire à lui-même s’il n’est pas habité de torsions, de déréliction, de violence. Il se fait connaitre par un spectacle, une bombe dans le domaine de la danse en 1982 intitulé « C’est du théâtre comme il était espérer et à prévoir ». Là, dans Promotheus-Landscape II, il mêle avec brio une partition où lumières, corps et voix se donnent de superbes réparties dans une mise en espace des plus abouties. Ce qui fait la force du spectacle est cette oscillation constante entre fixité et mouvement, le corps plongé dans un perpétuel mouvement tout en étant prisonnier de ses propres pulsions. L’enfermement et le lâcher prise sont constants tout au long du spectacle avec des partitions où la violence morale et physique imprègnent les corps.

Le conte d’hiver

  • Du 29 mars 2011 au 10 avril 2011
  • Théâtre des abbesses - Paris

Dans une mise en scène où le corps donne parfois la répartie au verbe shakespearien, Lilo Baur propose une mise en scène où l’engagement des comédiens est en demi-teinte en faisant la part belle au théâtre dans le théâtre cher à Shakespeare.

Léontès et Polixenes, amis d’enfance et devenus rois, s’aiment comme des frères jusqu’à ce que la folie et la paranoïa de Léontès l’amène à penser que Hermione, son épouse, le trompe avec son ami. Aveuglé par cette jalousie, Léontès détruit tout autour de lui jusqu’à perdre sa femme et son fils. Mais c’est sans compter sur le génie Shakespearien qui dans un schéma dramatique classique finit par en faire une comédie.

La banalité du mal

  • Du 29 mars 2011 au 19 mai 2011
  • Manufacture des Abbesses - Paris

Mein Führer. Cette pièce de Christine Brückner nous rappelle l’œuvre de Robert Merle « la mort est mon métier » où l’entreprise de destruction massive nazie se mâtinait d’une banalité monstrueuse. Tel est le propos adapté et mis en scène par Jean-Paul Sermadiras à travers les derniers moments de vie d’Eva Braun. Celle-ci, enfermée dans le bunker [...]

Le Cirque des Mirages

  • Du 7 mars 2011 au 4 avril 2011
  • Théâtre Petit Saint Martin - Paris

Bouleversant.

Nous les avions découverts au Festival d’Avignon 2009, au Théâtre du Chien qui fume. Ils avaient laissé le public en état de grâce. Nous n’avions jamais oublié. Quelques mois plus tard, nous les croisions au Limonaire, un bar à chansons parisien. Nouveau choc. Nous n’avons pas pu résister à l’appel du Cirque des Mirages. Parker et Yanowski sont dans la ville. Nous avons couru !

Le Cirque des mirages n’est pas seulement un cabaret expressionniste d’un nouveau genre. C’est un spectacle flamboyant de poésie, de violence et d’humanité. Toutes les illusions de la vie, toutes nos angoisses les plus profondes, nos désirs les plus noirs prennent vie sous nos yeux, se meuvent et nous embarquent dans un tourbillon hallucinant.

Légendes de la forêt viennoise

  • Du 11 mars 2011 au 17 avril 2011
  • Théâtre du Soleil - Paris

La mise en scène et le jeu des comédiens font de la belle pièce de von Horvath une comédie dramatique pleine de fraîcheur où la naïveté de la jeunesse semble vivre ses derniers instants avant que le spectre du nazisme pointe son nez.

Horvath, dramaturge de langue allemande, puisait ses thèmes de dramaturgie dans la culture populaire et l’histoire politique de l’Allemagne. La pièce populaire (Volksstück), dont il était l’un des meilleurs représentants, se compose de personnages tirés du peuple, sous couvert de comique de situation dans une trame dramatique plongée dans le suc de l’histoire.

La petite chronique d’Anna Magdalena Bach

  • Du 4 mars 2011 au 3 avril 2011
  • Théâtre Douze - Paris

Une vie démultipliée. Au fil du temps, le Théâtre Douze s’est forgé une belle réputation en présentant des spectacles de grande qualité. Il en est ainsi actuellement avec cette création très originale qui survole la vie de Jean-Sébastien Bach. Ce spectacle théâtral et musical, tirée de l’œuvre d’Esther Meynell,  s’appuie sur cinq personnages qui vont [...]

Adagio

  • Du 16 mars 2011 au 10 avril 2011
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Olivier Py propose une rencontre entre Mitterrand et l’Histoire durant les derniers mois de sa vie. La pièce est une longue introspection où le rapport à l’histoire et à l’homme est mis en perspective et dans lequel le verbe supplante l’action.

Le jeu des acteurs est à l’évidence à la hauteur du rendez-vous auquel nous convie Olivier Py entre Mitterrand et l’Histoire d’une fin de siècle. Le décor est une vaste bibliothèque surplombant un large escalier sur lequel Mitterrand semble avoir élu domicile. Ces marches de l’Histoire sont le lieu de rencontre entre différents personnages publics et historiques, des passants dont certains considérables, que Mitterrand a rencontrés durant son règne. Une rencontre sous le regard des livres, la pensée semblant être la grande régisseuse de l’Histoire. Toutefois, la mise en scène reste cantonnée dans un rapport à l’oralité et au discours trop prégnant laissant sur la marge le sabre et l’action de l’Histoire. Une mise en scène quelque peu bloquée par un escalier massif et dans lequel les personnages défilent comme emportés par l’Histoire ou sanctifiant ses soubresauts. Une Histoire qui se déroule au loin sans que le spectateur n’en sente le moindre morceau de réalité. Le verbe est présent mais l’action n’est pas là. Mitterrand est cantonné en homme de lettres, d’esprit et de philosophie.