• Le 12 Juin 2011

Dis leur que la vérité est belle

  • Du 1 avril 2011 au 30 juillet 2011
  • Lucernaire - Paris

Le thème de la guerre d’Algérie est présent  au Lucernaire à travers le texte coloré et émouvant de Jacques Hadjaje. Ce spectacle emmené par sept comédiens remarquables nous transporte au cœur des événements d’Algérie. Cette page douloureuse de notre histoire est feuilletée avec mélancolie, douceur et tendresse. Cette création de Jacques Hadjaje s’apparente davantage à [...]

Fin de partie

  • Du 10 mai 2011 au 17 juillet 2011
  • Théâtre de la Madeleine - Paris

Alain Françon, dans une mise en scène portée par un jeu remarquable des comédiens, propose une mise en scène où sobriété, talent et scénographie donnent à la pièce de Beckett tout son brio dans un mariage où humour et tragédie se donnent la répartie.

Ils sont superbes. Superbe dans le jeu, vocal et corporel, superbe dans les déplacements. Sur scène, un grand moment de théâtre se joue dans un texte difficile de Beckett où Françon a décidé de mettre en exergue l’humour beckettien. La maitrise du jeu est totale. Dans un rapport frontal ou soumis, Hamm et Clov, interprétés par Serge Merlin et Jean-Quentin Châtelain, trônent sur scène avec maestria, l’un en maître des lieux décrépits, aveugle et tonnant contre son domestique, peut-être son fils adoptif, contre une fin inexorable, espérée et crainte à la fois. Nell et Nagg, parents de Hamm et interprétés par Michel Robin et Isabelle Sadoyan, suivent de leurs poubelles respectives cette fin. Les voix claires, bien timbrées de ceux-ci contrebalancent celles de Hamm et Clov créant ainsi un déséquilibre vocal de bonne composition. La mise en scène est une mosaïque de jolis morceaux de dramaturgie. L’humour fait parfois la nique à la tragédie. Ici on rigole, là-bas, on s’amuse, plus loin on hurle.

L’île des esclaves

  • Du 8 juin 2011 au 23 août 2011
  • lucernaire - Paris

Marivaux a présenté pour la première fois en 1725 cette comédie toute en prose et en un acte en s’amusant à échanger les rôles entre maîtres et esclaves. Cette fable originale pour l’époque constitue un morceau de choix pour les progressistes de tout temps. Fort bien interprétée, cette pièce, à l’affiche du Lucernaire, pêche malgré [...]

Shakespeare is dead, get it over !

  • Du 7 juin 2011 au 2 juillet 2011
  • Théâtre du Rond-Point - Paris

Dans une mise en scène qui donne la part belle à la spontanéité et au naturel des comédiens, « Shakespeare is dead, get over it » entre sur scène par les coulisses et interpelle le théâtre entre tradition et modernité.

Les comédiens sont sur scène et vaquent à leurs occupations alors que le public n’est pas encore arrivé. La mise en scène a opté pour une approche du jeu naturelle et spontanée. Comme si on entrait au théâtre comme dans un moulin sans montrer patte blanche, le comédien et le public étant presque interchangeables. La pièce démarre quand un enregistrement sonore se fait entendre. Ici le théâtre avant même le jeu est déjà théâtre, les personnages campant dès les premiers instants, naturel et spontanéité. Où commence le théâtre ? Comment traiter un auteur aussi incontournable que Shakespeare ? Entre modernité et tradition, le choix est pluriel. La pièce pour autant n’entre pas dans cette problématique pour la traiter. Son objet est tout autre. Il est de raconter l’histoire entre William et Anna qui s’aiment d’un amour tendre, platonique ou peut être passionné par le biais de séquencements, de courtes scènes et de questionnements.

Salieri, le mal-aimé de Dieu

  • Du 1 juin 2011 au 28 août 2011
  • lucernaire - paris

Requiem pour Salieri. Du fond de son asile, Antonio Salieri à demi-fou porte un témoignage vibrant sur sa vie en se retournant sur son passé. Un destin honni qui n’a pas trouvé, selon lui, grâce aux yeux de Dieu. Ce spectacle actuellement à l’affiche du lucernaire pêche par ambition en présentant un spectacle un peu [...]

Planète

  • Du 6 juin 2011 au 1 juillet 2011
  • Théâtre de la Bastille - Paris

Ce pourrait être un rêve. Cet homme regardant la ville autour de lui, son bourdonnement et ses lumières. Elle ne pourrait être qu’un fantasme, cette femme dans l’encadrement de sa fenêtre, qu’il regarde à la dérobée. Comme le dit David Clavel, « c’est l’histoire d’un homme qui s’invente une femme qui existe peut être. »

Le texte de Evguéni Grichkovets, auteur russe contemporain, raconte l’espérance et les rêves d’un homme seul dans le monde qui l’entoure. Un monde urbain, surpeuplé, auquel, malgré la foule et la suractivité, il ne participe pas.

Son seul espoir est de faire la rencontre de sa vie, peut-être avec cette femme, qui fera de lui un homme amoureux. C’est l’espoir de l’amour qui le rend si vivant et autour duquel il cristallise toutes ses pensées.

Racine par la racine

  • Du 5 mai 2011 au 23 juillet 2011
  • Theatre de l'Essaion - Paris

La secte des Racinophiles. Cette secte a pris place récemment au théâtre de l’Essaïon. Ce récent changement d’adresse après Avignon nous confirme que cette installation est plus que prometteuse. Les incantations ânonnées à notre entrée ne sont à la vérité que des alexandrins. Leur gourou les hante par delà les siècles. Un guide spirituel qui [...]

Racine par la racine

  • Du 5 mai 2011 au 23 juillet 2011
  • Theatre de l Essaion - Paris

La secte des racinophiles. Cette secte a pris place récemment au théâtre de l’Essaïon. Ce récent changement d’adresse après Avignon nous confirme que cette installation est plus que prometteuse. Les incantations ânonnées à notre entrée ne sont à la vérité que des alexandrins. Leur gourou les hante par delà les siècles. Un guide spirituel qui [...]

Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable

  • Du 27 avril 2011 au 18 juin 2011
  • Le Lucernaire - Paris

Des petites phrases qui en disent long…

Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable est avant tout un livre d’Hervé le Tellier, véritable exercice de style qui s’inscrit dans la mouvance du groupe d’écrivains OuLiPo , traduisez « Ouvroir de littérature potentielle » auquel il appartient. Fondé entre autres par Raymond Queneau, cet atelier à « fabriquer de la littérature » impose l’écriture sous contraintes, en inventant toujours de nouveaux défis.

Le texte d’Hervé le Tellier est une succession de réponses à la question « A quoi tu penses? ». Il y en a plus de 900. Lorsque Frédéric Cherboeuf et Etienne Coquereau découvrent ce petit bijou, ils décident de l’adapter au théâtre en sélectionnant 150 réponses, des plus drôles aux plus stupides mais en gardant, en filigrane, par envie, le thème de l’amour et de la relation à l’autre. Un personnage féminin fait son apparition. Le monologue initial se transforme alors en duo.

Coco

  • Du 16 avril 2011 au 25 juin 2011
  • Théâtre Darius Milhaud - Paris

Dans une mise en scène simple, directe, la metteure en scène Cécile Johanet exhume une pièce de Koltès restée à l’état fragmentaire. Dans un face à face mêlant l’humour et la cruauté, les comédiennes réincarnent les derniers jours de l’icône disparue.

La pièce se déroule au crépuscule de la vie de Coco Chanel où elle se retrouve avec sa domestique Consuelo. Les regrets, le passé, les souvenirs d’une vie refluent à la mémoire de l’icône comme un raz de marée. Consuelo, à l’image de sa maitresse de maison, bouscule les tabous, renverse les valeurs en proie à une liberté dont sa condition sociale, de base, ne lui permet pas.