• Le 1 Juillet 2011

Frida Kahlo

  • Du 29 juin 2011 au 1 octobre 2011
  • Théâtre Dejazet - Paris

Dans une belle mise en scène où est retracée avec poésie et un jeu corporel de belle prestance la vie de Frida Kahlo, Lupe Velez déploie un registre de jeu étendu. Le spectacle déploie une gamme d’émotions étendue qui fait cohabiter la sensibilité de l’artiste et sa souffrance physique.

Le spectacle retrace la vie de Frida Kahlo, grande artiste peintre mexicaine dont André Breton disait d’elle que « L’art de Frida Kahlo est une bombe autour d’un ruban ». Lupe Velez incarne Frida Kahlo avec grand talent. Le corps et la voix s’immiscent dans chaque réplique où la souffrance de l’artiste, ses joies et ses drames, sont restitués avec force et entrain. Ses rencontres avec, entre autres, Breton et Eluard, celles avec Diego Rivera, l’amour de sa vie, son mariage, ses déceptions, ses accidents, tout est joué avec talent de l’intérieur et transposé sur scène avec conviction et talent. Les larmes, l’émotion étreignent parfois le rire de l’artiste peintre. Lupe Velez, grâce à son jeu corporel et son timbre de voix, incarne son personnage dans un large registre de jeu. Le drame rencontre l’amour, la tragédie fait tournoyer la chance, l’amour embrasse la trahison, l’abattement fait l’amour à l’enthousiasme, la colère se tape la joie.

Les bonnes

  • Du 22 juin 2011 au 27 août 2011
  • Le Lucernaire - Paris

Dans une mise en scène où la scénographie déploie deux espaces de jeu, les comédiennes proposent un jeu relevé tout en émotion et en force. Les rapports frontaux entre les bonnes se démarquent de ceux avec Madame et donnent à la pièce un cachet de belle facture.

« Les bonnes » est cette pièce écrite par Genêt qui relate ce fait divers entre deux bonnes qui veulent assassiner leur maîtresse de maison. La pièce n’est pas vue par le prisme de la politique. Sur les bonnes et leur relation avec Madame, il n’est pas mis en exergue sur scène une frontalité des rapports sociaux. La frontalité est tout autre. Elle est entre Solange jouée par Violaine Phavorin et Claire, en la personne de Marie Fortuit. Elle est uniquement entre les bonnes. Le jeu est tout en tension entre les bonnes. Avec Madame, le rapport est tout autre. La tension se relâche. Le rapport, sans être froid, est distant et griffé d’aristocratie.

« … como el musguito en la piedra, ay si, si, si… »

  • Du 22 juin 2011 au 8 juillet 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Dans le dernier spectacle de Pina Bausch, l’élégance et la grâce portent les danseurs dans une chorégraphie relevée où le rapport à l’autre oscille entre soumission et liberté dans un mouvement fait de tension et de relâchement.

Les corps courent, se lancent les uns contre les autres, se rencontrent. Comme à l’affût de liberté. Et à chaque fois, un Autre arrive, un Autre qui pousse cette liberté vers une oppression, un enfermement. Comme une course poursuite entre deux mouvements, l’un qui cherche une liberté, l’autre qui l’étreint. Le dernier spectacle de Pina Bausch monté en 2009 a pour trame chorégraphique une tension entre liberté et soumission, domination et enchaînement.

Dis leur que la vérité est belle

  • Du 1 avril 2011 au 30 juillet 2011
  • Lucernaire - Paris

Le thème de la guerre d’Algérie est présent  au Lucernaire à travers le texte coloré et émouvant de Jacques Hadjaje. Ce spectacle emmené par sept comédiens remarquables nous transporte au cœur des événements d’Algérie. Cette page douloureuse de notre histoire est feuilletée avec mélancolie, douceur et tendresse. Cette création de Jacques Hadjaje s’apparente davantage à [...]

Fin de partie

  • Du 10 mai 2011 au 17 juillet 2011
  • Théâtre de la Madeleine - Paris

Alain Françon, dans une mise en scène portée par un jeu remarquable des comédiens, propose une mise en scène où sobriété, talent et scénographie donnent à la pièce de Beckett tout son brio dans un mariage où humour et tragédie se donnent la répartie.

Ils sont superbes. Superbe dans le jeu, vocal et corporel, superbe dans les déplacements. Sur scène, un grand moment de théâtre se joue dans un texte difficile de Beckett où Françon a décidé de mettre en exergue l’humour beckettien. La maitrise du jeu est totale. Dans un rapport frontal ou soumis, Hamm et Clov, interprétés par Serge Merlin et Jean-Quentin Châtelain, trônent sur scène avec maestria, l’un en maître des lieux décrépits, aveugle et tonnant contre son domestique, peut-être son fils adoptif, contre une fin inexorable, espérée et crainte à la fois. Nell et Nagg, parents de Hamm et interprétés par Michel Robin et Isabelle Sadoyan, suivent de leurs poubelles respectives cette fin. Les voix claires, bien timbrées de ceux-ci contrebalancent celles de Hamm et Clov créant ainsi un déséquilibre vocal de bonne composition. La mise en scène est une mosaïque de jolis morceaux de dramaturgie. L’humour fait parfois la nique à la tragédie. Ici on rigole, là-bas, on s’amuse, plus loin on hurle.

L’île des esclaves

  • Du 8 juin 2011 au 23 août 2011
  • lucernaire - Paris

Marivaux a présenté pour la première fois en 1725 cette comédie toute en prose et en un acte en s’amusant à échanger les rôles entre maîtres et esclaves. Cette fable originale pour l’époque constitue un morceau de choix pour les progressistes de tout temps. Fort bien interprétée, cette pièce, à l’affiche du Lucernaire, pêche malgré [...]

Shakespeare is dead, get it over !

  • Du 7 juin 2011 au 2 juillet 2011
  • Théâtre du Rond-Point - Paris

Dans une mise en scène qui donne la part belle à la spontanéité et au naturel des comédiens, « Shakespeare is dead, get over it » entre sur scène par les coulisses et interpelle le théâtre entre tradition et modernité.

Les comédiens sont sur scène et vaquent à leurs occupations alors que le public n’est pas encore arrivé. La mise en scène a opté pour une approche du jeu naturelle et spontanée. Comme si on entrait au théâtre comme dans un moulin sans montrer patte blanche, le comédien et le public étant presque interchangeables. La pièce démarre quand un enregistrement sonore se fait entendre. Ici le théâtre avant même le jeu est déjà théâtre, les personnages campant dès les premiers instants, naturel et spontanéité. Où commence le théâtre ? Comment traiter un auteur aussi incontournable que Shakespeare ? Entre modernité et tradition, le choix est pluriel. La pièce pour autant n’entre pas dans cette problématique pour la traiter. Son objet est tout autre. Il est de raconter l’histoire entre William et Anna qui s’aiment d’un amour tendre, platonique ou peut être passionné par le biais de séquencements, de courtes scènes et de questionnements.

Salieri, le mal-aimé de Dieu

  • Du 1 juin 2011 au 28 août 2011
  • lucernaire - paris

Requiem pour Salieri. Du fond de son asile, Antonio Salieri à demi-fou porte un témoignage vibrant sur sa vie en se retournant sur son passé. Un destin honni qui n’a pas trouvé, selon lui, grâce aux yeux de Dieu. Ce spectacle actuellement à l’affiche du lucernaire pêche par ambition en présentant un spectacle un peu [...]

Planète

  • Du 6 juin 2011 au 1 juillet 2011
  • Théâtre de la Bastille - Paris

Ce pourrait être un rêve. Cet homme regardant la ville autour de lui, son bourdonnement et ses lumières. Elle ne pourrait être qu’un fantasme, cette femme dans l’encadrement de sa fenêtre, qu’il regarde à la dérobée. Comme le dit David Clavel, « c’est l’histoire d’un homme qui s’invente une femme qui existe peut être. »

Le texte de Evguéni Grichkovets, auteur russe contemporain, raconte l’espérance et les rêves d’un homme seul dans le monde qui l’entoure. Un monde urbain, surpeuplé, auquel, malgré la foule et la suractivité, il ne participe pas.

Son seul espoir est de faire la rencontre de sa vie, peut-être avec cette femme, qui fera de lui un homme amoureux. C’est l’espoir de l’amour qui le rend si vivant et autour duquel il cristallise toutes ses pensées.

Racine par la racine

  • Du 5 mai 2011 au 23 juillet 2011
  • Theatre de l'Essaion - Paris

La secte des Racinophiles. Cette secte a pris place récemment au théâtre de l’Essaïon. Ce récent changement d’adresse après Avignon nous confirme que cette installation est plus que prometteuse. Les incantations ânonnées à notre entrée ne sont à la vérité que des alexandrins. Leur gourou les hante par delà les siècles. Un guide spirituel qui [...]