Dans une mise en scène minimaliste dans les déplacements et très riche en émotions, le spectacle, bien mené par les comédiens, offre une belle gamme d’émotions amoureuses dans laquelle le rapport à l’autre est tout sauf homogène.
C’est l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui se retrouvent plusieurs mois après une première entrevue. La femme, transformée, l’homme bousculé par cet amour, traversent toute une série d’émotions en se revoyant.
C’est une belle rencontre entre les deux comédiens. Le jeu de Babette Largo, dans le rôle de Lisbeth, porte les mots jusqu’à une incandescence linguistique et vocale qui les fait vivre dans un rapport à l’autre, Pietr, joué par Claude Lalu, de façon à la fois intense et légère, et tout en tension. Elle incarne avec une franche aisance un personnage dans laquelle différentes émotions se greffent. Dans un large panel de jeu, elle arrive à jouer des émotions sans qu’à aucun moment, elle ne se laisse submerger par une belle technique de jeu. Claude Lalu est plus dans le récit même si le débit est bon et l’élocution claire. Il ne laisse transpirer peu de sentiments comme s’il restait cantonné dans un dialogue amoureux et une fable de la rencontre.

