• En Octobre 2011

Tanguera

  • Du 15 octobre 2011 au 2 novembre 2011
  • Théâtre du Châtelet - Paris

Dans un beau spectacle mêlant le Tango avec des musiques Jazz ou classique, Tanguera revisite de façon très moderne, par le biais de morceaux de danse parfois acrobatiques, le monde du Tango. Lumières, scénographie et talent sans ombre des danseurs donnent au spectacle une belle dimension artistique.

La scène lève le voile sur le port de Buenos Aires avec l’arrivée d’immigrants européens ainsi que sur une scénographie superbe, balayée par une atmosphère lumineuse de belle allure.

Tanguera est l’histoire de Giselle, une jeune française, débarquant à Buenos Aires et qui rencontre Lorenzo un docker dont elle s’éprend. Mais Gaudencio, un escroc attire la jeune femme par de belles promesses. Pour survivre, elle se prostitue et danse dans les bas-fonds. Toute la trame d’une vie dévorée par la passion entre les griffes du vice et les bras de l’amour, habilement orchestrée par une mise en scène qui a mis en exergue, en plus de la danse, le théâtre. Le jeu des danseurs est très expressif. Ici, on danse et on joue la comédie. Les danseurs s’y prêtent avec beaucoup de maîtrise. Les scènes de bordel ou de règlement de compte sont très bien ciselées avec un jeu corporel de très belle allure.

Le chagrin des Ogres

  • Du 6 octobre 2011 au 15 octobre 2011
  • Ateliers Berthier - Paris

Dans un très beau spectacle mêlant une scénographie découpant la scène en trois atmosphères différentes, la mise en scène, portée par un jeu superbe des comédiens, décline un visage à la fois cruel et tendre de l’enfance.

Elle est là, seule sur scène, habillée de blanc telle une petite princesse. Se balançant sur une balançoire en bois, elle raconte «… retenez que tout est réel… tout est réinventé… tout ce qui peut être imaginé est réel… ». Les premiers mots plantent le décor, la voix de cette enfant, superbement interprété par Emilie Hermans, sonnent comme des grelots. Elle incarne avec talent une enfance ballottée entre une naïveté à fleur de peau et une maturité non timorée. Superbe de présence, Emilie Hermans incarne avec élégance, force et légèreté une enfance en proie aux rêves et à une hargne nourrie de repli et de refus de l’Autre.

! Ya Basta ! FestiBal

  • 13 octobre 2011
  • La Belleviloise - Paris

NUIT NUEVA CUMBIA / BAYOU URBAIN / MILONGA En 2001, Gotan Project expérimentait dans un home-studio parisien un son qui n’allait plus tarder à retourner la planète musique. « La Revancha Del Tango » deviendra dès sa sortie un classique, une formule qui ne tardera pas à faire des émules. En 2011, l’heure est à [...]

GreenShape

  • 25 octobre 2011
  • Ciné 13 - Paris

GreenShape, alias Régis Israel, agé de 27 ans, vient de la plaine lilloise. Un timbre suave et fantomatique, des chansons pop folk qui parlent d’amour perdu et d’un passé familial bien trouble. GreenShape, c’est tout ça en même temps. On aurait presque l’impression d’être au volant d’une Cadillac dans un film de Wim Wenders en [...]

Micro

  • Du 26 septembre 2011 au 16 octobre 2011
  • Théâtre Gérard Philippe - Saint Denis

Le spectacle de Riga donne la pleine mesure au concert. Dans de très beaux morceaux artistiques où la musique se lie généreusement à la danse, les musiciens s’incarnent dans leurs instruments dans des chorégraphies de très belle tenue.

Le dernier spectacle de Riga fait bouger les lignes. Il met en musique avec art et délicatesse une communion entre le musicien et son instrument, une communion qui se joue dans l’espace et le mouvement. Les instruments ont leur propre entité. Ils existent par eux-mêmes. Ils changent de place, de tonalité. Les musiciens deviennent instruments de leurs propres instruments.

Kai Fish & The Lights

  • 1 octobre 2011
  • Paris - Flèche d'Or

Notre Scène vous invite au concert de Kai Fish & The Light (bassiste de Mystery Jets) dans la mythique salle de la Flèche d’Or. Dans le cadre de la soirée Musique Radieuse, vous retrouverez également Eleonor Friedgerger, Love Inks et Dead Reader.

Roméo et Juliette

  • Du 21 septembre 2011 au 29 octobre 2011
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Dans une mise en scène où Shakespeare est bousculé, Py déroule un spectacle dans une scénographie très élisabéthaine. Le jeu des comédiens est de belle qualité mais la mise en scène manque parfois d’inspiration avec des prises de risques parfois inutiles.

L’histoire est connue et est presque un mythe. C’est un amour absolu, passionnel entre Roméo et Juliette, passionnelle car tous les obstacles sont présents pour les détourner l’un vers l’autre. Capulet contre Montaigu, deux familles qui s’opposent à Vérone, dont l’un et l’autre, Roméo et Juliette, sont membres. La passion ne démissionne devant rien. Mais leur mort réussira à réconcilier les deux familles.

Du vent dans les branches de sassafras

  • Du 9 septembre 2011 au 19 novembre 2011
  • Théâtre le Ranelagh - Paris

Dans le spectacle de Obaldia, le metteur en scène Thomas le Douarec a opté pour une approche humoristique assez marquée dans un texte qui n’en manquait pas. Malgré la qualité de jeu des comédiens, la mise en scène a opté pour certaines facilités.

Le théâtre le Ranelagh ouvre un festival Obaldia en hommage au grand dramaturge qui fête ses 92 ans cette année. « Du vent dans les branches de Sassafras » se passe aux Etats Unis, dans la famille Rockfeller autour d’un père fauché, d’une mère soumise, d’un fils et d’une fille marqués par un fort poids névrotique et dans la boule de cristal de madame Rockfeller qui voit le retour du terrible chef comanche Œil de Perdrix menaçant la famille.

Lisbeths

  • Du 18 août 2011 au 1 octobre 2011
  • Manufacture des abbesses - Paris

Dans une mise en scène minimaliste dans les déplacements et très riche en émotions, le spectacle, bien mené par les comédiens, offre une belle gamme d’émotions amoureuses dans laquelle le rapport à l’autre est tout sauf homogène.

C’est l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui se retrouvent plusieurs mois après une première entrevue. La femme, transformée, l’homme bousculé par cet amour, traversent toute une série d’émotions en se revoyant.

C’est une belle rencontre entre les deux comédiens. Le jeu de Babette Largo, dans le rôle de Lisbeth, porte les mots jusqu’à une incandescence linguistique et vocale qui les fait vivre dans un rapport à l’autre, Pietr, joué par Claude Lalu, de façon à la fois intense et légère, et tout en tension. Elle incarne avec une franche aisance un personnage dans laquelle différentes émotions se greffent. Dans un large panel de jeu, elle arrive à jouer des émotions sans qu’à aucun moment, elle ne se laisse submerger par une belle technique de jeu. Claude Lalu est plus dans le récit même si le débit est bon et l’élocution claire. Il ne laisse transpirer peu de sentiments comme s’il restait cantonné dans un dialogue amoureux et une fable de la rencontre.

Frida Kahlo

  • Du 29 juin 2011 au 1 octobre 2011
  • Théâtre Dejazet - Paris

Dans une belle mise en scène où est retracée avec poésie et un jeu corporel de belle prestance la vie de Frida Kahlo, Lupe Velez déploie un registre de jeu étendu. Le spectacle déploie une gamme d’émotions étendue qui fait cohabiter la sensibilité de l’artiste et sa souffrance physique.

Le spectacle retrace la vie de Frida Kahlo, grande artiste peintre mexicaine dont André Breton disait d’elle que « L’art de Frida Kahlo est une bombe autour d’un ruban ». Lupe Velez incarne Frida Kahlo avec grand talent. Le corps et la voix s’immiscent dans chaque réplique où la souffrance de l’artiste, ses joies et ses drames, sont restitués avec force et entrain. Ses rencontres avec, entre autres, Breton et Eluard, celles avec Diego Rivera, l’amour de sa vie, son mariage, ses déceptions, ses accidents, tout est joué avec talent de l’intérieur et transposé sur scène avec conviction et talent. Les larmes, l’émotion étreignent parfois le rire de l’artiste peintre. Lupe Velez, grâce à son jeu corporel et son timbre de voix, incarne son personnage dans un large registre de jeu. Le drame rencontre l’amour, la tragédie fait tournoyer la chance, l’amour embrasse la trahison, l’abattement fait l’amour à l’enthousiasme, la colère se tape la joie.