Dans le dernier spectacle de Cristina Hoyos, les chorégraphies alternent entre danses de groupes et solos. Le talent des danseurs est de qualité et apporte au spectacle le souffle chaud de l’Espagne, souffle qui manque parfois un peu de vigueur.
Un ensemble de danseurs et de danseuses arrivent sur la scène. Tout le spectacle s’organise autour de chorégraphie d’ensemble dans une scénographie découpée en trois segments. Côté jardin, un ensemble de chaises et de tables comme sortis d’un cabaret. Côté cour, quelques chaises éparpillées dans un espace et au milieu, un plateau qui trône. La scène est balayée de belles lumières rouges, bleues et noires donnant une ambiance chaude et intimiste.
Les chorégraphies sont rythmées par le groupe, ce qui fait à la fois leurs forces et leurs faiblesses. Force, de par les belles synchronisations qui sont opérées, faiblesse de par le fait que les solos ne s’imposent pas même si le plateau, en milieu de scène, laisse place à toute une série de récitals vocaux et corporels. Les chorégraphies semblent quelque peu bridées par le groupe au détriment de performances flamencas.


