• En Décembre 2011

Récital emphatique

  • Du 20 décembre 2011 au 29 décembre 2011
  • Théâtre des Bouffes du Nord - Paris

Michel Fau, dans l’incarnation d’une diva, déploie un jeu de grande qualité avec un registre vocal et théâtral de belle composition. Incarnant une diva imbue de sa personne, il joue, avec talent et maîtrise, de cette suffisance.

Un monologue, qui plus est, un récital est un exercice difficile. Michel Fau, en incarnant une diva « emphatique », fait le tour de force de planter un personnage vrai par le biais d’un prisme décalé. Vrai dans le jeu, vrai dans le talent mis par Michel Fau de vivre son personnage, vrai dans le personnage lui-même. Décalé de par le personnage de la diva, une diva imbue de sa personne et débordant de suffisance dans un rapport au talent inexistant. Le jeu en devient drôle, comique. Michel Fau arrive avec habilité et intelligence à déployer un jeu de très belle composition où sous les dehors ridiculement boursouflés d’un vrai faux talent, la diva en devient un sujet comique.

Ballet Igor Moïsseïev

  • Du 20 décembre 2011 au 1 janvier 2012
  • Palais des congrès de Paris - Paris

Le ballet Igor Moïsseïev présente de superbes chorégraphies griffées d’énergie. Bien que son créateur soit mort en 2007, le ballet, toujours aussi vivant et présent dans le monde, donne un kaléidoscope superbe des danses de Russie ou d’autres régions du monde dans un rapport aux folklores respectueux de ses traditions.

Le spectacle démarre sur scène par une scénographie de 2 cercles composés séparément de danseuses et de danseurs. Au milieu, un couple d’amoureux. Les premiers pas de danses, fait de chassés et de pas de danse énergiques entre les amoureux donnent la mesure. Derrière, les cercles tournoient, s’imbriquent, se séparent, virevoltent. Le couple est comme épris de liberté, et les danseurs, danseuses semblent représenter les tourments joyeux de l’amour.

Sweet for five/Quartet/Xover

  • Du 15 décembre 2011 au 18 décembre 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Le dernier spectacle de Merce Cunningham Dance Company propose un très bel hommage à son créateur. Dans des danses de toute beauté où la grâce et la simplicité sont au rendez-vous, les danseurs exécutent des mouvements superbes de grâce et d’élégance qui sont les points nodaux de toute la chorégraphie.

C’est un voyage dans l’univers de Cunningham, danseur qui a marqué de son empreinte la danse contemporaine en réussissant à mettre le mouvement, à l’instar d’une étoile scintillante dans une galaxie, comme centrale et en harmonie avec les autres mouvements. Celui-ci ne dépend que de lui. Non pas que la linéarité des enchaînements est détruite mais elle n’existe pas, le mouvement se suffit à lui-même et porte dans sa quintessence sa singularité. Dans ce spectacle, trois chorégraphies se déroulent sur scène, remontant du début de la carrière de Cunningham avec Suite for Five (1957-1958), en passant par Quartet (1982) et finissant par Xover (2007). Presque un kaléidoscope artistique de l’œuvre de Cunningham.

Coeur ténébreux

  • Du 6 décembre 2011 au 11 décembre 2011
  • Théâtre de la Ville - Paris

Dans une très belle prestation scénique, Josse de Paws campe un officier de marine où l’émotion du personnage est celle d’un homme marqué par l’événement. La scénographie simple et dépouillée propose une belle mosaïque de couleurs qui restitue sous forme visuelle une aventure.
Seul sur scène, bouteille d’eau à la main, l’officier de marine, incarné par Josse de Paws, est face à nous. L’exercice, de faire vivre un récit où le mot devient l’incarnation de l’aventure, est difficile. Le comédien y arrive avec talent et naturel.

La prestation scénique est de qualité. Le jeu spontané, bien cambré de Josse de Pauw campe une atmosphère donnant un rapport amical voire intimiste avec le public. Le naturel est coordonné par une tonalité vocale non marquée par une élocution emportée. Les déplacements sont sobres. Le personnage semble naviguer entre plusieurs émotions assez contradictoires. Distant, proche, happé par l’événement ou philosophe par rapport à celui-ci, Josse de Pauw joue avec habilité l’équilibriste entre ces différents registres de jeu. On assiste au récit d’un officier de marine, marqué par une émotion retenue.

Le songe d’une nuit d’été

  • Du 6 décembre 2011 au 31 décembre 2011
  • Théâtre de la Porte Saint-Martin - Paris

Cette pièce dans laquelle Shakespeare célèbre l’amour, le désir et le théâtre est la plus divertissante, passionnelle et charnelle de l’auteur. Lysandre veut épouser Hermia. Hermia veut épouser Lysandre… Donc tout va bien… Et bien non… Car Egée, père d’Hermia, la destine à Démétrius, dont Héléna est amoureuse. Pour échapper à Egée, Lysandre et Hermia [...]

Cartouche

  • 15 décembre 2011
  • Théâtre Le Temple - Paris 11ème

Quand on est un garçon, par définition, on est très rarement invité aux « soirées entre filles ». Voire même jamais invité. Et pour cause. Alors, forcément, on se pose pas mal de questions. A quoi ressemblent ces soirées ? De quoi y parle-t-on ?
Qu’est-ce qu’on y mange ? Qu’est-ce qu’on y boit ? Qu’est-ce qu’on y danse ? Le mystère est le plus total. Et les fantasmes nombreux. A moins bien sûr de s’appeler Cartouche et de réussir, par miracle, à s’incruster dans la « soirée entre filles » organisée à domicile par Clarisse, sa compagne. Comment une telle prouesse est-elle possible ? Ca, c’est un secret….

Cristina Hoyos

  • Du 29 novembre 2011 au 3 décembre 2011
  • Palais des congrès - Paris

Dans le dernier spectacle de Cristina Hoyos, les chorégraphies alternent entre danses de groupes et solos. Le talent des danseurs est de qualité et apporte au spectacle le souffle chaud de l’Espagne, souffle qui manque parfois un peu de vigueur.

Un ensemble de danseurs et de danseuses arrivent sur la scène. Tout le spectacle s’organise autour de chorégraphie d’ensemble dans une scénographie découpée en trois segments. Côté jardin, un ensemble de chaises et de tables comme sortis d’un cabaret. Côté cour, quelques chaises éparpillées dans un espace et au milieu, un plateau qui trône. La scène est balayée de belles lumières rouges, bleues et noires donnant une ambiance chaude et intimiste.

Les chorégraphies sont rythmées par le groupe, ce qui fait à la fois leurs forces et leurs faiblesses. Force, de par les belles synchronisations qui sont opérées, faiblesse de par le fait que les solos ne s’imposent pas même si le plateau, en milieu de scène, laisse place à toute une série de récitals vocaux et corporels. Les chorégraphies semblent quelque peu bridées par le groupe au détriment de performances flamencas.

Un tramway

  • Du 25 novembre 2011 au 17 décembre 2011
  • Théâtre de l'Odéon - Paris

Warlikowski, dans une mise en scène où les personnages sont pris de biais, donne une pleine mesure à l’œuvre de Tennessee Williams avec une scénographie froide et distante. Le jeu des comédiens est de qualité avec une Isabelle Huppert incarnant remarquablement Blanche.

C’est une violence des mots, des scènes à laquelle on assiste. Le rideau laisse apparaître une scénographie froide et métallique aux couleurs blanche, grise et noire balayée par des lumières violettes et rouges. Les sons sont distordus, les cris éclatent, les images se brouillent. La scénographie présente une série de jeux de bowling derrière une passerelle à mi-hauteur. Un lit côté jardin est disposé. Côté cour, une table avec quelques chaises cohabitent. Warlikowski décline, dans la scénographie et l’ambiance, une violence faite de sons et d’images. L’atmosphère créée dès le début plonge la scène dans un rapport de tension.

L’école des femmes

  • Du 19 novembre 2011 au 6 janvier 2012
  • Théâtre de la Comédie-Française - Paris

Dans une mise en scène où la parole est soutenue en arrière-plan par le geste, Jacques Lassalle propose deux segments de jeu distincts pour traduire scéniquement Molière. Le jeu des comédiens fait la part belle aux mots.

Le rideau se lève sur un décor dessiné sur une toile. Décor plat devant lequel toutes les scènes de dialogues sont effectuées. En arrière-plan de celui-ci, une autre scénographie, en relief, laisse place à une maison à étage bordée d’une étendue d’eau. Toutes les scènes d’actions sont effectuées dans ce décor fait de matière cartonnée. La scénographie ainsi que les costumes respectent l’époque de Molière dans laquelle l’histoire se déroule, une histoire où le rapport homme/femme est mis à rude épreuve par la phallocratie d’Arnolphe.

Batman

  • 21 décembre 2011
  • Bercy - Paris

Batman Live à Bercy pour cinq soirées à ne pas rater. L’événement des fêtes de Noël sera l’arrivée à Bercy de la tournée mondiale Batman Live en version française il va de soi du 21 au 25 décembre 2011. Un show total hallucinant et grandiose, en complète démesure, mêlant sons, lumières, théâtre, magie, effets spéciaux [...]