Gallotta revient avec une de ses pièces phares, Daphnis é Chloé, qu’il a chorégraphiée et interprétée en 1982. Dans une chorégraphie mêlant grâce, force et relâchement, les danseurs offrent un spectacle de toute beauté.
Le spectacle démarre par Gallotta. Il est face à nous, toujours aussi élégant, la grâce des rides en plus. Il se remémore Daphnis é Chloé en effectuant certains pas de danse de façon mécanique et nonchalante. De long en large de la scène, faisant quelques diagonales, il s’arrête devant un pupitre où il lit de sa voix chaude et sensuelle quelques notes sur la genèse de son spectacle.
Puis la chorégraphie du spectacle démarre. Le décor est nu. La danseuse, Francesca Ziviani, et deux danseurs, Nicolas Diguet et Sébastien Ledig proposent, dès les premiers pas, une très belle performance artistique. Dans un va et vient constant autour de l’espace scénique, les corps s’enlacent. Francesca Ziviani dans de superbes envolées gracieuses atterrit de biais sur le corps de Sébastien Ledig émulant de belle manière une attirance magnétique pour former une mosaïque corporelle de très belle composition. Les figures sont superbes, un tantinet géométriques mais non dénuées de poésie.
Il y a trois temps forts dans la chorégraphie. Le premier est incarné par Francesca Ziviani et Sébastien Ledig prenant tout l’espace mais de façon contigüe, toujours proches l’un de l’autre. Les figures artistiques sont essentiellement composées de mouvements de lâcher prises de grande amplitude. Les corps semblent déambuler de façon très souples et faussement saccadées. De biais, de côté, rarement de face, les danseurs déambulent sur toute la scène avec des mouvements rapides et vifs.
Le deuxième temps fort intervient quand Nicolas Diguet seul sur scène enchaîne des mouvements saccadés. Sa démarche est faussement chaloupée et propulse de façon mécanique des sautes d’énergie, comme à l’opposé des mouvements amples du premier temps.
Le dernier temps fort est ce moment où nos trois danseurs sont sur scène, effectuant des pas de danses avec un synchronisme gestuel chassant la perfection. Ici, les mouvements sont beaux, aériens mais ne sont pas corsetés par un code artistique contraignant. On respire la rencontre, le contact, le mouvement. Une espèce de liberté s’empare des danseurs. Les corps deviennent malléables avec des lâchers corporels où la gestuelle tend à tomber pour se reprendre ensuite. C’est une symphonie de gestes dans laquelle la rencontre avec l’autre devient un point d’orgue où les corps prennent appui l’un sur l’autre pour nous offrir un spectacle de toute beauté.
Crédit photo : Delahaye
Chroniqueur : Safidine Alouache
Jean-Claude Gallotta
Faut qu’je danse ! (création)
Daphnis é Chloé (re-création)
Faut qu’je danse !
Prologue à Daphnis é Chloé
Chorégraphie et interprétation : Jean-Claude Gallotta
Assistante à la chorégraphie : Mathilde Altaraz
Costumes : Jacques Schiotto et Marion Mercier
Dramaturgie : Claude-Henri Buffard
Lumières : Dominique Zape
Assisté de Pierre Escande
Régie lumières : Benjamin Croizy
Régie son : Antoine Strippoli
Daphnis é Chloé
Chorégraphie : Jean-Claude Gallotta
Assistante à la chorégraphie : Mathilde Altaraz
Musique de et enregistré par Henry Torgue au piano
Costumes : Jacques Schiotto et Marion Mercier d’après Jean-Yves Langlais
Dramaturgie : Claude-Henri Buffard
Lumières : Dominique Zape
Assisté de Pierre Escande
Régie lumières : Benjamin Croizy
Régie son : Antoine Strippoli Lumières : Dominique Zape
Assisté de Pierre Escande
Régie lumières : Benjamin Croizy
Régie son : Antoine Strippoli
Interprété par Francesca Ziviani, Nicolas Diguet, Sébastien Ledig
Théâtre des abbesses
31 rue des abbesses
75018 Paris
Réservations : 01 42 74 22 77
Plein tarif 1ère catégorie : 28 euros,
Plein tarif 2ème catégorie : 22 euros
Tarif jeunes : 15 euros
